Et puisque maudire l’éternueur relève de l’injustice et de l’abus, la Loi a institué, à la place, une invocation exprimée sous le signe de la miséricorde, à l’opposé de toute injustice. L’éternueur est, de son côté, invité à prier pour celui qui l’entend et à le gratifier, en guise de tachmīt, d’une supplication de pardon, de guidée et de bon rétablissement ; il dira ainsi : « Qu’Allah nous pardonne, à nous et à vous » (1), ou : « Qu’Allah vous guide et mette bon ordre à vos affaires » (2).
Quant à la prière pour la guidée, c’est que l’intéressé a déjà été conduit à obéir au Messager ﷺ et s’est détourné des pratiques de la jāhiliyya ; on implore donc pour lui qu’Allah l’y affermisse et le guide pleinement dans cette voie.
De même, l’invocation pour le bon rétablissement de son état (islâḥ al-bāl) – expression qui englobe la rectification de l’ensemble de ses affaires – vient rétribuer la miséricorde qu’il a souhaitée à son frère ; il était donc approprié de le rémunérer par cette prière globale pour l’amélioration de sa condition.
Quant à la demande de pardon, elle est formulée de manière à inclure aussi bien l’éternueur que celui qui répond, comme dans la phrase : « Qu’Allah nous pardonne, à nous et à vous », afin que la combinaison de l’invocation de l’éternueur et de celle de son interlocuteur leur vaille à tous deux, ensemble, le pardon et la miséricorde.
Que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur Celui qu’Il a envoyé pour le bien de la vie présente et de la vie future.
C’est pour cette raison – et Allah sait mieux – qu’il n’a pas été prescrit de procéder au tachmīt de celui qui n’a pas loué Allah (3) ; car