Quant à ceux qui placent leur confiance en Allah, qui Lui remettent entièrement leurs affaires et Le connaissent, Lui ainsi que Ses ordres, leurs âmes sont plus nobles que de telles superstitions, leurs aspirations plus hautes. La foi qu’ils mettent en Allah et la bonne opinion qu’ils ont de Lui leur tiennent lieu de provision, de force et de bouclier contre les sinistres présages dont s’effraient les superstitieux et qu’appréhendent les pessimistes. Ils savent qu’il n’est d’augure que celui qu’Il décrète, qu’il n’est de bien que le Sien, et qu’il n’est point de divinité en dehors de Lui. N’est-ce pas à Lui qu’appartiennent la création et le commandement ? Qu’Il soit exalté, Allah, Seigneur des mondes.
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Parmi les signes dont les Arabes de la jāhiliyya tiraient un mauvais présage figurait l’éternuement (1), tout comme ils se laissaient impressionner par les bāriḥ et les sawāniḥ.
Rūba b. al-ʿAjjāj, décrivant une vaste steppe, a dit :
« Je l’ai franchie sans redouter l’éternuement. » (2)
Et Imruʾ al-Qays (3) a déclaré :
« J’avais coutume de partir dès l’aube, avant l’éternuement, monté sur un coursier
à la hanche robuste, solidement sanglé. »
Il voulait dire (4) qu’il se levait pour la chasse avant que les gens ne sortent de leur sommeil, afin de ne pas entendre