, s’en étonnent, et la faute est reléguée dans l’oubli.
Il ajouta : « Qui donc relate qu’il a consulté un astrologue et que celui-ci s’est trompé ? On ne transmet que le cas où il l’a interrogé et qu’il a visé juste.
« Toucher juste, dans une question où l’issue se joue entre deux possibilités, peut arriver à l’aliéné ou à l’enfant, a fortiori à l’homme doué de raison (1). »
Il a été exposé plus haut suffisamment d’arguments attestant la nullité et le caractère mensonger du mauvais présage.
Or ʿÂʾicha, Mère des croyants – qu’Allah l’agrée – aimait que l’on contracte ou que l’on consomme un mariage en Chawwâl ; elle disait : « Le Messager d’Allah ﷺ ne m’épousa qu’en Chawwâl ; or quelle de ses épouses fut plus chérie de lui que moi ? » (2). Et pourtant, les gens voyaient un funeste présage dans les noces célébrées ce mois-là.
Tel est le comportement des croyants résolus et forts, dont la confiance en Allah est bien établie : leurs cœurs se sont apaisés auprès de leur Seigneur, ils se sont fiés à Lui et savent que ce qu’Allah veut advient, et que ce qu’Il ne veut pas n’advient pas ; qu’il ne leur touchera que ce qu’Allah leur a prescrit ; qu’aucun malheur ne les atteint sans être déjà consigné dans un Livre (3) avant même qu’Il ne les crée et ne les fasse exister. Ils ont conscience qu’ils finiront inévitablement par parvenir à ce qu’Il a écrit et décrété, que cela doit se réaliser sur eux, et que leur superstition ne saurait repousser Son jugement ni Son décret. Il se peut même que leur superstition figure parmi les plus grandes causes par lesquelles le décret et la destinée s’exécutent contre eux : ils se prêtent ainsi main-forte à leur propre perte, car il a été décrété que leurs propres âmes seraient la cause du malheur qui les atteint ; leur oiseau de mauvais augure ne les quitte pas.