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Quant à l’argument qu’on a tiré (1) – et qu’on a attribué au Prophète ﷺ – de la parole supposée : « Le feu de la guerre est allumé », lorsque Wâqid ibn ‘Abd Allâh al-Ḥaḍramî décocha sa flèche (2) – et que l’on aurait ajouté : « Le Ḥaḍramî, la guerre est arrivée » –, c’est là un pur mensonge porté contre lui ﷺ. Cette formule, en réalité, fut l’œuvre de ses ennemis parmi les juifs ; ils y virent à la fois un présage funeste et un bon augure (3). Mais la superstition se retourna contre eux : la guerre s’embrasa sur leur propre tête.
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Quant au fait que le Prophète ﷺ, rencontrant sur sa route deux monts nommés Musliḥ et Mukhrâ’, ait refusé de passer entre eux et ait bifurqué sur la droite (4), cela n’a rien non plus d’une superstition. Il s’agit simplement d’éviter ce qui blesse les âmes et trouble les cœurs pour s’orienter vers ce qui fait leur contraire, de même qu’on délaisse un mauvais nom pour lui en substituer un meilleur (5). Ce principe a déjà été établi de façon suffisante.
Sache encore qu’il est des lieux bénis et de bon augure, et d’autres néfastes et blâmés. Le Messager d’Allah ﷺ eut connaissance du caractère funeste de cet endroit et sut qu’il était un lieu de malheur ; il le dépassa donc pour gagner un autre site, tout comme il avait quitté la vallée où ils s’étaient endormis à l’aube pour se rendre ailleurs, en disant : « Voici un endroit où Satan nous a rejoints » (6). Or Satan affectionne les lieux blâmables et les fréquente volontiers.