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Mais le cheval fouetta l’air de sa queue et l’épée sortit d’elle-même du fourreau, sans que son cavalier eût voulu la dégainer : ainsi se déroule le récit.
Il ne fait aucun doute que la guerre se mène avec des montures et des épées. Aussi, quand le cheval agita sa queue et que la lame se découvrit, le Prophète ﷺ déclara : « Je vois qu’aujourd’hui les épées seront tirées. »
Cette parole peut recevoir trois explications :
- Le Prophète ﷺ n’a fait que formuler la conjecture qu’il se faisait alors, sans ériger ce geste en preuve générale valable pour toute situation semblable. Or, ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb, qu’Allah l’agrée — l’un des compagnons du Messager d’Allah ﷺ et un homme de sa communauté —, chaque fois qu’il disait : « Je pense que… » ou : « Il me semble que… », les événements se déroulaient conformément à ce qu’il avait pressenti ; que doit-on donc attendre du Messager d’Allah (1) ﷺ ?
- Le Prophète ﷺ savait, avant même de sortir, que les épées seraient tirées et que le combat aurait lieu. C’est pourquoi il leur avait annoncé avoir vu en songe des vaches qu’on égorgeait (2) et compris que cette vision signifiait le martyre de certains de ses compagnons.
- Enfin, la révélation qui informait le Messager d’Allah ﷺ des événements et des situations à venir le dispensait de se fier aux signes, indices et présages dont les autres ont besoin. À celui qui reçoit matin et soir des nouvelles du ciel, le propos : « Je vois que les épées seront tirées » ne venait donc pas de ce signe particulier ; il le formula simplement à sa suite, car une chose en rappelle une autre.
(1) Dans le manuscrit T : « yazunnu Rasulu Allah » ; il est sans doute préférable de lire « bi-zann Rasuli Allah ».
(2) Ḥadith rapporté par al-Bukhari, n° 3622, et par Muslim, n° 2272, d’après Abou Mousa.
ولكنَّ الفَرسَ لوَّح بذنبه، فسَلَّ السيف، ولم يُرِد صاحبُه سَلَّه، هكذا في القصة.
ولا ريب أنَّ الحربَ تقومُ بالخيل والسيوف، ولما لوَّحَ الفَرسُ بذنبه فاستلَّ السيف، قال النبيُّ ﷺ: «إنِّي أرى السيوف سَتُسَلُّ اليوم».
فهذا له محملٌ من ثلاثة محامل:
أحدها: أنَّ النبيَّ ﷺ أخبر عن ظنٍّ ظنَّه في ذلك، ولم يجعَل هذا دليلًا عامًّا في كلِّ واقعةٍ تشبهُ هذه، وإذا كان عمرُ بن الخطاب ﵁ ــ وهو أحدُ أتباع رسول الله ﷺ ورجلٌ من أمَّته ــ كان إذا قال: أظنُّ كذا، أو: أرى كذا، خرجَ الأمرُ كما ظنَّه وحَسِبَه، فكيف يُظَنُّ برسول الله (١) ﷺ؟!
الثاني: أنَّ النبيَّ ﷺ كان قد عَلِمَ قبل مخرجه أنَّ السيوفَ سَتُسَلُّ ويقعُ القتال، ولهذا أخبرهم أنه رأى في منامه بقرًا تُنْحَرُ (٢)، وعَلِمَ أنَّ ذلك شهادةُ من قتلَ من أصحابه.
الثالث: أنَّ الوحيَ الذي كان يَعْرِفُ به رسولُ الله ﷺ الحوادثَ والنوازلَ كان مُغْنِيًا له عن الإشارات والعلامات والأمارات وما في معناها مما يحتاجُ إليه غيرُه، وأمَّا من يأتيه خبرُ السماء صباحًا ومساءً فإخباره بقوله: «أرى السيوفَ سَتُسَلُّ» لم يكن عن تلك الأمارة، وإنما وقع الإخبارُ به عَقِيبها، والشيءُ بالشيء يُذْكَر.
(١) (ت): «يظن رسول الله». ولعلها: بظن رسول الله.
(٢) أخرجه البخاري (٣٦٢٢)، ومسلم (٢٢٧٢) من حديث أبي موسى.