le premier : tomber (1) dans le shirk (polythéisme) ;
le second : voir s’abattre sur eux un autre malheur (2) à cause du pessimisme, car celui-ci ne frappe que le pessimiste.
Ainsi, le Prophète ﷺ, dans la plénitude de sa compassion et de sa miséricorde, les préserva de ces deux maux en leur ordonnant de quitter cette demeure et d’en choisir une autre, sans que cela n’entraîne pour eux aucun préjudice matériel ni la moindre atteinte à leur religion.
Lorsqu’il ﷺ comprit, à travers leur question, qu’ils voulaient savoir si le fait de partir leur nuirait et les conduirait au pessimisme (3), il déclara : « Laissez-la, elle est blâmable. »
C’est comparable à celui qui sort d’une contrée frappée par la peste sans pour autant fuir la peste elle-même.
Si l’on interdisait aux gens de quitter une maison où les calamités et les épreuves se succèdent et où les moyens de subsistance deviennent difficiles, alors, par cohérence, quiconque voit sa subsistance se restreindre dans un pays devrait s’interdire d’en émigrer vers un autre, et celui dont le métier rapporte peu devrait renoncer à le changer.
Section
Quant à la parole du Prophète ﷺ adressée à l’homme qui, le jour de Uḥud, dégaina son épée : « Rengaine ton arme, car je vois aujourd’hui les épées qui seront tirées » (4), dans ce récit l’homme n’avait, en réalité, pas dégainé son épée.