du cheval consiste à ce qu’il ne serve pas à combattre dans la voie d’Allah, et celui de la femme à ce qu’elle n’enfante pas et qu’elle ait un mauvais caractère (1).
Un autre groupe, parmi lesquels al-Khattâbî, a déclaré : ceci fait exception à la tîyara (mauvais présage) ; en effet, la tîyara est prohibée, sauf lorsqu’un homme possède une maison dont il déteste l’habitation, une épouse dont il rejette la compagnie, un cheval ou un serviteur réprouvés : qu’il se sépare alors de tout cela par la vente, le divorce ou autre, et qu’il ne persiste pas dans ce qu’il hait et qui le fait souffrir, car cela est un mauvais augure (2).
Abû Muḥammad Ibn Qutayba a suivi cette même voie dans son ouvrage « Mushkil al-Ḥadîth » (3), lorsqu’il mentionne que certains libre-penseurs avaient contesté le hadith relatif à ces trois choses.
Un autre groupe a avancé que le mauvais augure de ces trois ne touche que celui qui les tient pour funestes et se livre à la superstition ; leur infortune retombera donc sur lui. Quant à celui qui se confie à Allah, ne se montre ni superstitieux ni pessimiste, elles ne seront d’aucun mauvais augure pour lui.
Ils ajoutent que l’on trouve appui à cela dans le hadith rapporté par Anas : « La tîyara retombe sur celui qui la pratique » (4). Il arrive même qu’Allah, exalté soit-Il, fasse de la superstition et du pessimisme du serviteur la cause de l’épreuve qui l’atteint, tout comme Il fait de la confiance (tawakkul) placée en Lui, du fait de Le craindre et de n’espérer qu’en Lui, l’une des causes les plus efficaces pour repousser le mal visé par la tîyara.
Le secret de cette affaire est que la tîyara renferme en réalité le shirk (l’association) et la crainte de… (5)