Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Ils disent encore : Il en va de même pour la longévité particulière que l’on prête à certains habitants de telle ou telle contrée. Celle-ci ne s’explique ni par la salubrité de l’air, ni par la fertilité du sol, ni par quelque tempérament dont la présence augmenterait (1) l’espérance de vie et dont l’absence la diminuerait ; c’est plutôt qu’Allah, exalté soit-Il, a créé ce lieu et a décrété que s’y installeraient les créatures auxquelles Il destine les existences les plus longues. Il les y conduit, les y rassemble et leur en fait aimer la résidence.

Ils poursuivent : Si cela vaut pour les demeures et les régions, on peut l’appliquer de la même façon aux femmes et aux chevaux. Il arrive qu’Allah ait décrété qu’une femme épousera plusieurs hommes qui mourront alors qu’ils sont mariés avec elle ; l’exécution de Son décret est inéluctable. Ainsi voit-on un homme s’avancer vers elle, bien qu’il sache le nombre de ceux qui sont morts auprès d’elle (2), poussé par quelque convoitise qui l’attire, jusqu’à ce que le destin divin s’accomplisse. C’est pour cette raison que la femme est qualifiée de porteuse de mauvais augure, tout comme le cheval, alors qu’aucun d’eux n’exerce en réalité la moindre action ni la moindre influence.

Ibn al-Qâsim rapporte que l’on interrogea Mâlik au sujet du mauvais augure attaché au cheval et à la maison. Il répondit : « C’est bien ainsi (3) selon ce que nous constatons ; que de maisons ont été habitées par des gens qui ont péri, puis occupées par d’autres qui ont péri à leur tour. » Il ajouta : « Telle est, à ce qu’il nous semble, l’explication de la question, et Allah sait mieux (4). »

Un autre groupe a dit : Le mauvais augure d’une maison consiste à avoir pour voisin un mauvais voisin (5), et le mauvais augure

(1) (T, S) : lecture supplémentaire «yuzad» («à ajouter»). (2) (Q, D) : lecture «ʿanhā» («à son sujet»). (3) Les manuscrits portent «kadhab» («il a menti»), lecture fautive ; cette phrase n’apparaît pas dans les sources qui citent la parole de Malik. (4) Voir : Sunan Abī Dāwūd, n° 3922 ; al-Bayān wa-t-Taḥṣīl, 17/275 ; al-Muntaqā d’al-Bājī, 7/294. (5) (T, S) : lecture «jāru ash-shuʾm lahā» («voisinage de mauvais augure pour elle»).
قالوا: وكذلك ما يوصفُ من طول أعمار بعض أهل البلدان، ليس ذلك من أجل صحَّة هواءٍ، ولا طِيب تُربة، ولا طبعٍ يزدادُ (١) به الأجل، وينقصُ لفواته، ولكنَّ الله سبحانه قد خلقَ ذلك المكان وقضى أن يسكنَه أطولُ خلقه أعمارًا، فيسوقُهم إليه، ويجمعهُم فيه، ويحبِّبه إليهم. قالوا: وإذا كان هذا على ما وصفنا في الدُّور والبقاع جاز مثلُه في النِّساء والخَيل؛ فتكون المرأة قد قدَّر الله عليها أن تتزوَّج عددًا من الرجال، ويموتون معها، فلا بدَّ من إنفاذ قضائه وقدره، حتى إنَّ الرجلَ ليُقْدِمُ عليها من بعد علمه بكثرة من مات معها (٢) لوجهٍ من الطَّمع يقودُه إليها، حتى يتمَّ قضاؤه وقدرُه، فتوصفُ المرأة بالشُّؤم لذلك، وكذلك الفَرس، وإن لم يكن لشيءٍ من ذلك فعلٌ ولا تأثير. وقال ابن القاسم: سئل مالكٌ عن الشُّؤم في الفرس والدار، فقال: إنَّ ذلك كذلك (٣) فيما نرى، كم من دارٍ قد سكنها ناسٌ فهلكوا، ثم سكنها آخرون فهلكوا. قال: فهذا تفسيره فيما نرى، والله أعلم (٤). وقالت طائفةٌ أخرى: شؤمُ الدار مجاورة جار السُّوء لها (٥)، وشؤمُ
(١) (ت، ص): «يزاد». (٢) (ق، د): «عنها». (٣) في الأصول: «كذب». وهو تحريف. ولم ترد هذه الجملة في المصادر التالية التي نقلت كلام مالك. (٤) انظر: «سنن أبي داود» (٣٩٢٢)، و «البيان والتحصيل» (١٧/ ٢٧٥)، و «المنتقى» للباجي (٧/ ٢٩٤). (٥) (ت، ص): «جار الشؤم لها».

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies