que chacune de ses deux propositions soit vraie ; en effet, la concomitance peut se vérifier même entre deux impossibilités (1).
Ils disent encore : Il se peut que l’erreur vienne justement de là ; le transmetteur se serait trompé et aurait déclaré : « Le mauvais augure se trouve dans trois [choses] », alors que la formulation authentique du hadith est : « Si le mauvais augure existe dans quelque chose, c’est dans trois [choses]. »
Ils ajoutent : On rapporte ces deux versions d’Ibn ʿUmar, et toutes deux sont reconnues comme authentiques.
Ainsi, l’ambiguïté se dissipe et l’avis correct devient manifeste.
Un autre groupe (2) a avancé que l’attribution, par le Messager d’Allah ﷺ, du mauvais augure à ces trois choses n’est qu’une figure de style, un élargissement de sens : le mauvais augure peut survenir parallèlement à elles ou en leur présence, sans qu’elles soient, en elles-mêmes, la cause de ce présage funeste.
Ils expliquent : Il se peut qu’Allah ait décrété qu’une maison soit le lieu où Il fera mourir un certain nombre de Ses serviteurs, de même qu’Il l’a décrété pour la ville frappée par la peste ou pour la contrée où l’épidémie prolifère. On attribue alors la mort au lieu par métaphore, tandis que c’est Allah qui la crée là-bas et l’y destine, tout comme Il crée la mort lors de l’acte du meurtrier, et la satiété ou l’étanchement de la soif lors de la consommation de nourriture ou de boisson.
Ainsi, la demeure dans laquelle la majorité de ses habitants meurent est qualifiée de porteuse de mauvais augure, car Allah l’a distinguée par le grand nombre de vies qu’Il y saisit. Celui à qui Allah a destiné la mort dans cette maison, Il lui fait aimer d’y résider et l’y conduit, afin de reprendre son âme à l’endroit qui lui a été prescrit, tout comme Il mène un homme d’un pays à un autre conformément au récit (3) et jusqu’au lieu qu’Il a décrété être sa tombe.