Dans une autre version consignée par les deux Ṣaḥîḥ, on lit : « Il n’y a ni contagion, ni Ṣafar, ni superstition ; le mauvais augure ne se trouve que dans trois choses : la femme, le cheval et la demeure. »
Quant à la seconde formulation, elle figure elle aussi dans les Ṣaḥîḥ, d’après Sahl ibn Saʿd, qui rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si elle existe, alors [elle se trouve] dans la femme, le cheval et le logis » – c’est-à-dire : le mauvais augure. Al-Bukhârî précise : « S’il existe dans quelque chose. »
Muslim rapporte encore, dans une version remontant au Prophète ﷺ, d’après Jâbir : « S’il y a du mauvais augure dans quelque chose, c’est dans la maison, le serviteur et le cheval. » (1)
Les deux Ṣaḥîḥ (2) rapportent également d’après Ibn ʿUmar : « Si, réellement, le mauvais augure devait exister quelque part, ce serait dans le cheval, le logis et la femme. »
Par ailleurs, Zuhayr ibn Muʿâwiyah a rapporté, d’après ʿUtbah ibn Ḥumayd, que ʿUbayd Allâh ibn Abî Bakr lui a relaté avoir entendu Anas dire que le Messager d’Allah ﷺ a déclaré : « Il n’y a pas de superstition ; la superstition ne retombe que sur celui qui s’y adonne. Mais, si elle devait se trouver dans quelque chose, ce serait dans la femme, la demeure et le cheval. » Abû ʿUmar en a fait mention (3).
Un autre groupe de savants a objecté que le Prophète ﷺ n’a pas affirmé catégoriquement l’existence du mauvais augure dans ces trois choses ; il l’a plutôt subordonnée à une condition en disant : « S’il existe un mauvais augure dans quelque chose… », et il ne découle pas de la véracité de cette proposition conditionnelle