Abû Ṭâlib (1) déclara :
« Vous vous trompez, par la Maison d’Allah ! Croire que nous abandonnerions La Mecque
et que nous partirions ; ce n’est là que le désordre de vos propos.
Vous vous trompez, par la Maison d’Allah ! Que l’on nous arrache Mohammed (2),
alors même que nous n’avons pas encore croisé le fer pour lui ni combattu à ses côtés !
Jamais nous ne l’abandonnerons avant d’être terrassés autour de lui,
oubliant jusqu’à nos fils et nos épouses. »
Un poète de Hamdân (3) a dit :
« Vous vous trompez — par la Maison d’Allah — vous ne l’obtiendrez pas de force
tant qu’une lame restera levée. »
Zafar ibn al-Hârith al-ʿAbsi (4) a, pour sa part, déclaré :
« Est-ce donc justice que Baḥdal et son fils vivent
tandis que le fils d’al-Zubayr serait mis à mort ?
Vous vous trompez — par la Maison d’Allah — vous ne le tuerez pas
tant que l’affaire n’aura pas éclaté au grand jour, claire et décisive. »
L’auteur commente : Ne vois-tu pas que nous ne sommes pas ici face au mensonge — l’opposé de la vérité — mais bien devant une méprise, le fait d’imaginer ce qui n’est pas exact ? Ainsi, Quraysh avaient prétendu qu’ils expulseraient les Banû Hâshim de La Mecque s’ils ne renonçaient pas à la protection de Mohammed ﷺ ; Abû Ṭâlib leur répondit donc en ces termes