— comme un commandement prescrit (1). De même, il n’est pas étonnant qu’il coïncide avec Allah, exalté soit-Il (2), dans Son décret et Sa prédestination : il prononce une parole et c’est elle qui se réalise telle qu’elle avait été décidée. Voilà une chose, et la superstition (ṭiyara) en est une autre.
Un incident semblable lui arriva avec un autre homme (3). Il lui demanda : « Quel est ton nom ? » — « Ẓâlim » (Injuste). — « Fils de qui ? » — « Fils de Sarrâq » (Voleur). Il s’exclama : « Tu commets l’injustice et ton père vole ! »
Al-Madāʾinī a rapporté d’Abū Ṣufra — c’est-à-dire Abū al-Muhallab — qu’il avait acheté une marchandise à crédit à un homme des Banû Saʿd. Voulant faire attester la transaction, il lui demanda : « Quel est ton nom ? » — « Ẓâlim. » — « Fils de qui ? » — « Fils de Sarrâq. » Il déclara alors : « Non, par Allah, jamais je n’aurai rien à te réclamer ! »
Section
Quant à l’amour que portait le Prophète ﷺ pour commencer par la droite lorsqu’il chaussait ses sandales, se coiffait, accomplissait ses ablutions ou dans toutes ses affaires, cela ne relève ni du bon présage (faʾl) ni, en aucune manière, de la superstition liée à la gauche (5). Il s’agit simplement de la préférence (6) accordée à la droite sur la gauche ; il aimait donc accomplir de la main droite les actes qui relèvent de l’honneur.