Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

D’autres ont soutenu que le Prophète ﷺ ne se livrait pas à la superstition (tiyara) ; autrement dit, il n’attribuait jamais la survenue d’un bien ou d’un mal au passage des oiseaux, comme le font les devins.

Selon un autre avis, lorsque le Prophète ﷺ s’asseyait avec ses Compagnons, que l’un d’eux prononçait une parole favorable ou qu’il entendait de la part de quelqu’un une expression de bon augure (1), il les y encourageait et la leur signalait. Or il est inévitable qu’un oiseau passe : qu’il soit sâniḥ (venant de la droite), bâriḥ (de la gauche), qaʿîd (planant au-dessus) ou nâṭiḥ (fendant l’air droit devant). Pourtant, jamais il ne les arrêtait pour attirer leur attention sur ces passages ni ne leur en faisait un signe, car cela relève des pratiques des devins. C’est donc en ce sens qu’est rapporté de lui ﷺ qu’il aimait le bon présage mais rejetait la superstition.

Allah dispensa Son Messager ﷺ de devoir inférer les décrets divins à partir des indices que d’autres observent (2) ; Il l’en informait directement et lui envoyait Gabriel chaque fois qu’Il instituait quelque chose de nouveau, afin de distinguer clairement la prophétie de toute autre forme de connaissance.

On pourrait objecter : le sort qui a atteint ces deux hommes, as-Sâʾib et Ḥazn, était-il dû à leurs noms ou à une cause étrangère à ces noms ?

Nous répondons : celui qui n’examine pas la question avec soin (3) pourrait penser que ce qui leur est arrivé vient de leurs noms et y verrait la confirmation de l’efficacité de la superstition.

Si tel avait été le cas, tous ceux qui, depuis l’aube des temps, portent ces deux noms auraient dû subir le même sort ; le nom agirait alors comme le feu qui brûle ou l’eau qui rafraîchit, et ainsi de suite.

(1) Présent dans le manuscrit Ṣ, absent des manuscrits T, D et Q. (2) Le manuscrit T lit : « yattaṭayyar » (se livre au mauvais présage), variante recevable, mais la leçon retenue est jugée préférable. (3) Le manuscrit T propose : « yumʿin al-naẓar » (examiner avec attention).
وقال آخرون: إنَّ النبيَّ ﷺ لم يكن يتطيَّر، أي: لم يكن يُسْنِدُ الأمورَ الكائنة من الخير والشرِّ إلى الطَّير كما يفعلُ الكهَنة. وقال آخرون: إنَّ النبيَّ ﷺ كان إذا جلس مع أصحابه فتكلَّمَ أحدُهم بخيرٍ، أو سمع من متكلِّم خيرًا (١)، حضَّهم عليه وعرَّفهم به. ومعلومٌ أنه لا بدَّ لطائرٍ أن يَمُرَّ سانحًا أو بارحًا أو قَعِيدًا أو ناطحًا، فلا يُوقِفُهم عليه ولا يعرِّفهم به، إذ ذلك مِنْ فعل الكهَّان. فكان الحديثُ المرويُّ عنه ﷺ أنه كان يتفاءلُ ولا يتطيَّر من هذا المعنى. وقد أغنى اللهُ رسولَه ﷺ بإخباره إيَّاه، وبإرسال جبريل إليه بما يُحْدِثُه سبحانه، عن الاستدلال على إحداثه بالأشياء التي ينظرُ (٢) فيها غيرُه؛ تفرقةً منه سبحانه بين النبوَّة وغيرها. فإن قيل: فهذا الذي نزَل بهذين الرجلين، وهما: السَّائبُ وحَزْن، هل كان من أجل اسميهما أم من غير جهة الاسم؟ قيل: قد يظنُّ من لا يُنْعِم النظر (٣) أنَّ الذي نزَل بهما هو من جهة اسميهما، ويُصَحِّحُ بذلك أمرَ الطِّيَرة وتأثيرَها. ولو كان ذلك كما ظنُّوه لوجبَ أن ينزلَ بجميع من تسمَّى باسميهما من أول الدَّهر، ولكان اقتضاءُ الاسم لذلك كاقتضاء النار للإحراق والماء للتبريد ونحوه.
(١) من (ص)، وليست في (ت، د، ق). (٢) (ت): «يتطير». وهي محتملة. والمثبت أجود. (٣) (ت): «يمعن النظر».

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies