se trouvait au-dessus du ciel » ; nous vous mettons donc au défi d’établir cette prétendue évidence, et vous n’avez aucun moyen de la prouver.
Votre argument (1) : « Le récit répète deux fois l’expression “descendez”, de sorte que la seconde doit signifier autre chose que la première ; la première concernerait la sortie du Jardin, la seconde celle du ciel » ; — sur ce point, les exégètes sont partagés :
• Un groupe a effectivement tenu l’opinion que vous venez d’énoncer.
• Un autre groupe — parmi eux al-Naqqâsh (2) et d’autres — a dit que la seconde descente se fit du Jardin vers le ciel, tandis que la première eut pour destination la terre ; cette dernière, bien qu’évoquée la première dans le verset, survint en réalité après l’autre.
• Un troisième groupe voit dans la répétition une simple formule de renforcement et d’insistance, comme lorsqu’on dit à quelqu’un : « Sors ! Sors ! »
Toutes ces explications sont faibles.
Quant à la première, sa fragilité se manifeste de plusieurs façons :
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Elle n’est qu’une affirmation gratuite, sans appui ni dans le libellé du verset ni dans un quelconque rapport authentique imposant qu’on s’y conforme ; or on ne saurait imposer au Coran une interprétation de cette nature.
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Allah, exalté soit-Il, fit descendre Iblis lorsqu’il refusa de se prosterner devant Adam, par un décret cosmique irrévocable auquel nul ne peut se soustraire. Il dit : « Descends-en ! Il ne t’appartient pas de… »