J’ai dit : Ce hadith a été rapporté par l’imâm Aḥmad dans son Musnad (1) : ʿAbd al-Ṣamad nous a relaté, Hishâm nous a relaté, d’après Qatâda, d’après ʿAbd Allâh ibn Burayda, d’après son père, lequel a dit : Le Messager d’Allah ﷺ ne se laissait jamais gagner par la ṭiyara (superstition de mauvais augure). Cependant, lorsqu’il projetait de se rendre dans une contrée, il en demandait le nom ; si celui-ci était agréable, la joie se lisait sur son visage. De même, lorsqu’il dépêchait un homme, il s’enquérait de son nom ; s’il était plaisant, l’allégresse apparaissait sur son visage, et s’il était repoussant, cela s’y voyait également.
Abû ʿUmar (2) rapporte encore : ʿAbd al-Wârith nous a relaté, Qâsim nous a relaté, Aḥmad ibn Zuhayr nous a relaté, Ḥusayn ibn Ḥurayth nous a relaté, d’après Aws ibn ʿAbd Allâh ibn Burayda, d’après al-Ḥusayn ibn Wâqid, d’après ʿAbd Allâh ibn Burayda, d’après son père, qu’il a dit : Le Prophète ﷺ ne se laissait pas gagner par la ṭiyara ; il aimait plutôt tirer bon présage. Ainsi, Burayda se mit en selle avec soixante-dix cavaliers de sa famille, des Banû Aslam, et alla à la rencontre du Prophète ﷺ, de nuit. Le Prophète ﷺ lui demanda : « Qui es-tu ? » — « Je suis Burayda. » Il se tourna alors vers Abû Bakr et dit : « Ô Abû Bakr, notre affaire s’est rafraîchie et s’est améliorée. » Puis il demanda : « De quel clan ? » — « D’Aslam. » Il dit à Abû Bakr : « Nous sommes en sécurité (salimnâ). » Puis il demanda : « De quelle branche ? » — « Des Banû Sahm. » Il conclut : « Ta flèche (sahm) a été décochée. » (3) (4)