les noms déplaisants, car il aimait tirer un heureux présage des noms agréables (1).
Il rapporta ensuite, par la voie d’Ibn Wahb : Ibn Luhayʿa nous a relaté, d’après al-Ḥârith ibn Yazīd, d’Abd al-Raḥmân ibn Jubayr, d’après Yaʿîsh al-Ghifârî, que le Prophète ﷺ fit un jour amener une chamelle et déclara : « Qui la traira ? » Un homme se leva : « Moi. » — « Quel est ton nom ? » — « Murra » (amertume). — « Reste assis. » Un autre se leva : « Et toi, comment t’appelles-tu ? » — « Jamra » (tison ardent). — « Reste assis. » Puis un troisième se leva : « Quel est ton nom ? » — « Yaʿîsh » (il vit). — « Trais-la. » (2)
Hammâd ibn Salama rapporte, d’après Ḥumayd, d’après Bakr ibn ʿAbd Allâh al-Muzanî, que lorsque le Messager d’Allah ﷺ partait pour une affaire, il aimait entendre : « Ô Najîḥ ! ô Râshid ! ô Mubârak ! » (3)
Par ailleurs, il est rapporté dans un hadith de Burayda que le Prophète ﷺ ne se laissait jamais gagner par la ṭiyara ; toutefois, lorsqu’il s’enquérait du nom d’un homme et qu’il s’avérait plaisant, la joie illuminait son visage, et, s’il était déplaisant, cela s’y lisait également. Il en allait de même lorsqu’il demandait le nom d’une contrée : si celui-ci était beau, cela se reflétait sur son visage.