Quant au ḥadith de la chamelle laitière (1) – lorsque le Prophète ﷺ interdit à Ḥarb et à Murra de la traire et en autorisa Yaʿîsh –, cela, louange à Dieu, n’a absolument rien à voir avec la ṭiyara. Il est en effet impensable qu’il proscrive une pratique, la déclare nulle, puis s’y adonne lui-même ; Dieu, qu’Il soit exalté, l’en a préservé.
Abû ʿUmar (2) a dit : « À mon avis, cet épisode ne relève pas de la ṭiyara, car il est impossible qu’il interdise une chose et l’accomplisse ensuite. Il s’agit plutôt de rechercher un présage favorable (faʾl). Le Prophète leur avait déjà enseigné que les noms les plus détestables étaient Ḥarb (“guerre”) et Murra (“amertume”); il a donc insisté sur ce point afin que personne ne se nomme ainsi. »
Puis il rapporta, par la chaîne d’Ibn Luhayʿa, de Jaʿfar ibn Rabîʿa, de Rabîʿa ibn Yazîd, de ʿAbd Allâh ibn ʿÂmir al-Yaḥṣubî, d’après Muʿâwiya ibn Abî Sufyân ﵁ (3), que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les meilleurs des noms sont ʿAbd Allâh et ʿAbd al-Raḥmân, et les plus véridiques sont Ḥârith et Hammâm : Ḥârith laboure pour sa vie d’ici-bas, et Hammâm ambitionne le bien. » (4) Il détestait