« et vous édifiez des forteresses dans l’espoir d’y demeurer éternellement ? » [Les Poètes 128-129] ; de même, Sa parole : « une royauté qui ne dépérira jamais » ne signifie qu’un pouvoir long et solidement établi.
De plus, il n’y a aucune raison de chercher à excuser (1) la parole d’Iblis, alors que son mensonge est avéré et qu’il a juré à Adam et Ève sur un faux serment. Allah, exalté soit-Il, nous apprend qu’il leur prêta serment et les trompa par la ruse ; cela montre qu’ils se sont laissés abuser par ses propos : il les séduisit en leur promettant une éternité sans fin et un pouvoir qui ne périrait pas.
En somme, tirer de ces mots la preuve que le Jardin où Adam fut installé est le Paradis d’éternité promis aux pieux n’est nullement évident.
Nous dirons encore : si ce Jardin avait été le Paradis de l’éternité, dont la royauté ne s’abolit jamais, tous ses arbres auraient été des « arbres de l’éternité » ; il n’y aurait donc eu (2) aucun privilège particulier pour cet arbre-là parmi les autres, et Adam se serait moqué d’Iblis, puisqu’il savait que le Jardin est la demeure de l’éternité.
Si vous objectez : « Peut-être Adam ne le savait-il pas alors, et le fourbe l’a trompé en prétendant que cet arbre seul était l’arbre de l’éternité », nous répondons : contentez-vous de cette même réponse à votre assertion : « Si le Jardin avait été sur terre, Adam aurait su qu’Iblis mentait. » Car, quoi qu’il en soit, sa parole n’était que supercherie et illusion. Votre argument se retourne donc contre vous ; et c’est Allah qui accorde la réussite.
Ils dirent encore : « Quant à votre affirmation selon laquelle “le récit d’Adam dans la sourate al-Baqarah montre très clairement que le Jardin d’Adam…"