que chacun des deux aspects confirme l’autre, lui rende témoignage et le recommande ; nous mettrons également en évidence le lien qui unit ces deux réalités et l’impossibilité pour l’une de se séparer de l’autre. Nous disons donc – et c’est Allah qui accorde la réussite :
• Quant à ce que vous avez rappelé, à savoir que le Prophète – paix et bénédictions sur lui – aimait le bon présage (fa’l), il ne fait aucun doute que ce trait est authentiquement établi. Il l’a d’ailleurs associé à la négation de la ṭiyarah (superstition des présages funestes), comme on le lit dans les deux Sahih (1), d’après az-Zuhrî, rapportant de ʿUbayd Allah ibn ʿAbd Allah, lui-même d’Abû Hurayra – qu’Allah l’agrée : le Messager d’Allah – paix et bénédictions sur lui – a dit : « Il n’y a pas de ṭiyarah, et le meilleur signe est le fa’l. » Ils demandèrent : « Qu’est-ce que le fa’l, ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « Une parole vertueuse entendue par l’un de vous. »
Ainsi, le Prophète – paix et bénédictions sur lui – commença par lever toute équivoque et abolir la ṭiyarah, afin que l’on ne croie pas qu’il l’admettait sous prétexte de son goût pour le bon présage.
Il n’y a donc, dans l’appréciation et l’amour du fa’l, rien qui relève du polythéisme ; c’est simplement l’expression de la nature et de la disposition originelles de l’être humain, portées vers ce qui leur convient, s’accorde avec elles et leur est utile.
De même, il leur fit savoir que, parmi les biens de ce monde, les femmes et le parfum lui avaient été rendus aimables (2).