Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

de l’explication. » Il répondit : « C’est un fragment de livre. » Je le questionnai alors sur la manière dont il y était parvenu, et il expliqua : « Tu m’avais demandé de découvrir la chose cachée ; ma main tomba sur la natte (1) et j’ai donc dit que cela provenait d’une plante aquatique. Puis tu déclaras : “Ajoute !” À cet instant, quelqu’un cria d’un côté de la maison : “Ô Suwayd !” (2). J’en ai déduit le mot sawâd, la couleur noire, et, à cause du diminutif, l’idée de petitesse ; j’ai alors réfléchi et n’ai rien trouvé qui convînt mieux qu’un morceau de livre. »

Il poursuivit : « Tu m’as ensuite interrogé au sujet d’une paire de ciseaux que je tenais, mon doigt passé dans leurs deux anneaux ; je t’ai répondu : “Dans ta main se trouve une bague de fer.” »

Ibn ʿUyayna rapporte, d’après az-Zuhrī, d’après Muḥammad ibn Jubayr ibn Muṭʿim, d’après son père, qu’ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb, m. (…) H, était en train de lapider la jamrah lorsqu’un caillou le frappa au front et lui fit saigner. Un homme des Banû Lahb s’écria : « Le Commandeur des croyants (3) est marqué ! Par le Seigneur de la Ka‘ba, il ne se tiendra plus jamais à cet endroit. » Peu après, ʿUmar fut assassiné (4).

Il est également authentiquement établi dans les deux Ṣaḥîḥs (5), d’après Ibn ʿUmar, que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le mauvais augure se trouve dans la demeure, la femme et le cheval. »

(1) Il était fabriqué en papyrus ; voir : al-Lisan, s.v. hasr. (2) L’appel « ya Suwayd » n’apparaît pas dans le manuscrit Q. (3) Autrement dit, on l’avait marqué d’un signe annonçant son exécution, comme on marque la bête destinée au sacrifice. Selon une autre explication, l’un d’eux aurait dit qu’il était ensanglanté comme le sacrifice, et l’auditeur lahibi en conclut qu’il avait été tué ; les Arabes disaient en effet, à propos des rois assassinés : « ushʿiru » (« on les a marqués »), pour éviter le terme « tuer ». Voir : Tahdhib al-lugha, 1/416, et al-Nihaya, s.v. shiʿr. (4) Rapporté par Maʿmar dans al-Jamiʿ (10/402) ; par son intermédiaire chez Ibn Saʿd (3/334), Ibn Abi ʿAsim dans al-Ahad wa-l-Mathani (1/50) et d’autres, avec une chaîne authentique. Ibn Saʿd (5/63) l’a également transmis par une autre voie recevable. (5) Sahih al-Bukhari, 2858 ; Sahih Muslim, 115/2225.
الشرح، قال: هو قطعةٌ من كتاب. فسألتُه عن ذلك، فقال: سألتني عن الخَبِيء، فوقعَت يدي على الحَصِير (١)، فقلتُ: إنه من نبات الماء، فقلتَ: زدني، وصاح صائحٌ من جانب الدار: يا سُوَيْد (٢)، فقضيتُ بالسَّواد، وبأنه صغيرٌ للتصغير، ثمَّ نظرتُ فلم يكن ذلك أولى بأن يكون قطعةً من كتاب! قال: وسألتُه عن مِقراضَيْن في يدي قد أدخلتُ إصبعي في حلقتَيهما، فقال: في يدك خاتمٌ من حديد. وذكر ابنُ عيينة، عن الزهري، عن محمد بن جبير بن مُطْعِم، عن أبيه، عن عمر بن الخطاب ﵁: أنه كان يرمي الجمرة، فجاءته حصاةٌ فأصابت جبهتَه، ففَصَدَت منه عِرْقًا، فقال رجلٌ من بني لِهْب: أُشْعِرَ أميرُ المؤمنين (٣)، وربِّ الكعبة، لا يقومُ هذا المقام أبدًا. فقُتِلَ بعد ذلك (٤). وثبت في «الصحيحين» (٥) من حديث ابن عمر أنَّ رسول الله ﷺ قال: «الشُّؤمُ في الدَّار، والمرأة، والفَرس».
(١) وكان يصنعُ من البَردي. انظر: «اللسان» (حصر). (٢) «يا سويد» ليست في (ق). (٣) أي: أُعْلِم بعلامةٍ للقتل، كما تُعْلَم البدنةُ إذا سيقت للنحر. وقيل: إن أحدهم قال ذلك، يريد أنه دُمِّي كما يدمَّى الهدي، فسمعه اللِّهبي، فذهب به إلى القتل؛ لأن العرب كانت تقول للملوك إذا قُتِلوا: أُشعِروا؛ صيانةً لهم عن لفظ القتل. انظر: «تهذيب اللغة» (١/ ٤١٦)، و «النهاية» (شعر). (٤) أخرجه معمر في «الجامع» (١٠/ ٤٠٢)، ومن طريقه ابن سعد (٣/ ٣٣٤)، وابن أبي عاصم في «الآحاد والمثاني» (١/ ٥٠) وغيرهما، بإسنادٍ صحيح. ورواه ابن سعد (٥/ ٦٣) من وجهٍ آخر لا بأس به. (٥) «صحيح البخاري» (٢٨٥٨)، و «صحيح مسلم» (١١٥/ ٢٢٢٥).

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