Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

les pattes liées quand le premier m’a interrogée ? » — « Si, » répondirent-ils. Elle poursuivit : « C’est pour cela que j’ai dit qu’il était détenu, entravé. Puis, lorsque la servante est revenue et que c’est toi qui m’as questionnée, le coq était égorgé ; j’en ai donc conclu qu’il avait été assassiné. »

Al-Madâ’inî rapporte encore qu’une famille d’origine perse avait pour règle que, si un homme s’éloignait des siens sans donner de nouvelles pendant quatre pèlerinages, on mariait son épouse. Or, l’un d’eux avait pris pour femme une jeune fille ; il disparut quatre années entières sans la moindre information. On voulut alors remarier la jeune femme, qui lui était passionnément attachée. Elle demanda : « Laissez-moi patienter encore une année. » Ils refusèrent et allèrent consulter leur devin. Celui-ci sortit, accompagné de son disciple. Ils rencontrèrent des gens portant un mort, la main du défunt posée sur sa poitrine. Le devin dit à son disciple : « L’homme est mort. » — « Il ne l’est pas, répliqua le disciple ; ne vois-tu pas que la main du mort, posée sur sa poitrine, indique que c’est lui le défunt, tandis que notre homme est sain et sauf (1) ? » Ils revinrent donc et informèrent le juge que l’époux n’était pas mort ; celui-ci décida de reporter le mariage d’une année. Un mois plus tard, le mari revint.

Ibn Qutayba rapporte, d’après Ibrâhîm ibn ‘Abd Allâh : Un devin arabe, aveugle, entra un jour chez moi. J’avais caché un objet portant (2) le titre (3) d’un livre, et je lui dis : « Dis-moi ce que j’ai dissimulé pour toi. » Il l’examina un instant, puis déclara : « Cela provient d’une plante aquatique (4). » Je lui dis : « Ajoute-m’en davantage au sujet… »

(1) Nathr ad-dur (7/235) : « … alors que l’homme est encore en vie. » (2) Dans les manuscrits, l’écriture ressemble à « saha bihi ». Il se peut que l’objet mentionné soit un fragment de papyrus, plante aquatique alors très répandue ; voir : Al-Makhṭût al-ʿArabî, Halûjî, p. 25-26. (3) Même lecture dans les copies principales, correctement vocalisée dans le manuscrit D ; le manuscrit Ṭ donne : « kittân » (lin). (4) Les deux premières lettres manquent dans D ; les manuscrits Q et T lisent « banât ». L’expression banât al-mâʼ désigne tous les êtres familiers de l’eau : poissons, oiseaux aquatiques, grenouilles ; cf. Al-Murassaʿ d’Ibn al-Athîr, p. 307, 316, et Thimâr al-qulûb, p. 344. Cette leçon n’a toutefois pas lieu d’être ici.
مشدودُ الرِّجلَين حين سألني الأول؟ قالا: بلى، قالت: فلذلك قلتُ: إنه محبوسٌ مقيَّد، قالت: ورأيتُ الجاريةَ حين رجعَت وسألتَني أنت والدِّيكُ مذبوحٌ، فقلتُ: مقتول. وذكر المدائنيُّ أنَّ أهلَ بيتٍ من العَجم كانوا إذا غاب الرجلُ عن أهله ولم يأتهم خبرُه أربعَ حِجَج زوَّجوا امرأتَه، فتزوَّج منهم رجلٌ جارية، وغاب أربع حِجَجٍ لا يأتيهم، فأرادوا تزويجَ الجارية وكانت مشغوفةً به، فقالت: دعوني سنةً أخرى، فأبوا عليها، وأتوا زاجرًا لهم، فخرج الزاجرُ ومعه تليمذٌ له، فتلقَّاهم قومٌ يحملونَ ميتًا ويدُ الميت على صدره، فقال الزاجرُ لتلميذه: مات الرجل، قال: ما مات، ألا ترى يد الميت على صدره يخبرُ أنه هو الميت والرجلُ صحيح (١)؟ فرجعا فأخبرا الحاكمَ أنه لم يمت، فأمر بتأجيلها سنة، فجاء زوجُها بعد شهر. وذكر ابن قتيبة عن إبراهيم بن عبد الله، قال: دخل عليَّ رجلٌ ضريرٌ زاجرٌ من العرب، وقد خبَّأتُ شيئًا به (٢) عنوانٌ من كتابٍ (٣)، فقلت: أخبرني بما خبَّأتُ لك، فنظرَ قليلًا، ثمَّ قال: هو من نبات الماء (٤). فقلت: زدني في
(١) «نثر الدر» (٧/ ٢٣٥): «والرجل حي». (٢) رسمها في الأصول يشبه: «سحا به». ولعل ذاك الشيء قطعة من ورق البَردي، وهو نباتٌ مائي، وكان كثيرًا منتشرًا لذلك العهد. انظر: «المخطوط العربي» للحلوجي (٢٥، ٢٦). (٣) كذا في الأصول، مضبوطةً مجوَّدة في (د). وفي (ط): كتان. (٤) الحرفان الأولان مهملان في (د). وفي (ق، ت): «بنات». وبنات الماء كل ما يألف الماء من السمك والطير والضفادع. انظر: «المرصع» لابن الأثير (٣٠٧، ٣١٦)، و «ثمار القلوب» (٣٤٤). ولا موضع لها هنا.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies