Quant à ce qui a été rapporté du shaykh Muḥammad ibn ʿAbd al-ʿAzīz ibn Māniʿ, à savoir que la forme correcte serait : « alwiyat » (1), aucun argument ne vient l’étayer ; cela n’a rien de fondé (2).
Le terme manshūr, pris dans ce sens métaphorique, revient fréquemment sous la plume de l’auteur (3).
Dans Madārij al-sālikīn (1/91), l’ouvrage est mentionné sous le titre : « Miftāḥ dār al-saʿāda wa-maṭlab ahl al-ʿilm wa-l-irāda ». Telle est la leçon de l’édition imprimée, mais il conviendrait de confronter ce passage aux vieux manuscrits de référence. S’il s’avère exact, il s’agirait alors d’une appellation différente, ou d’une inadvertance et d’un oubli ; les deux cas sont fréquents, la première hypothèse paraissant toutefois la plus vraisemblable. Quoi qu’il en soit, le titre donné par l’auteur dans la préface de son livre prime sans aucun doute.
Le nom propre de l’ouvrage est donc : « Miftāḥ dār al-saʿāda wa-manshūr wilāyat al-ʿilm wa-l-irāda », et c’est bien ainsi qu’il figure sur la page de titre des copies (Q, Ḥ, N). Les manuscrits (T, D, Y) ne retiennent que « Miftāḥ dār al-saʿāda », se limitant à son premier membre.
Lorsqu’on y fait référence, on peut l’abréger autant que nécessaire pour qu’il reste identifiable dans son contexte, parfois en se contentant du début précédé de l’article défini : « al-Miftāḥ » (4).