Il est rapporté d’après Yahyâ ibn Saʿîd que le Messager d’Allah ﷺ, voyant une chamelle laitière que l’on s’apprêtait à traire, déclara : « Qui va traire celle-ci ? » Un homme se leva. Le Prophète ﷺ lui demanda : « Quel est ton nom ? » — « Murra » (amertume), répondit-il. Le Prophète ﷺ dit : « Assieds-toi. » Puis il reprit : « Qui va traire celle-ci ? » Un autre homme se leva. « Quel est ton nom ? » — « Harb » (guerre), répondit-il. « Assieds-toi », ordonna le Prophète ﷺ. Il répéta alors : « Qui va traire celle-ci ? » Un troisième homme se leva. « Quel est ton nom ? » demanda le Prophète ﷺ. Il répondit : « Yaʿîsh » (il vit). Le Prophète ﷺ lui dit : « Yaʿîsh, trait-la », et l’homme la trait. (1)
Ibn Wahb ajoute, dans son Jâmiʿ (2), au sujet de ce même récit : ʿUmar ibn al-Khattâb se leva et dit : « Ô Messager d’Allah, puis-je parler ou dois-je garder le silence ? » — « Garde plutôt le silence, reprit le Prophète ﷺ, et je vais t’exposer ce que tu voulais dire. Tu as pensé, ô ʿUmar, qu’il s’agissait d’une ṭiyara — or il n’existe de présage que celui qu’Il décrète, et nul bien que le bien qu’Il accorde. Quant à moi, j’aime le bon fa’l. »
Et dans le Jâmiʿ d’Ibn Wahb (3) on lit également que le Messager d’Allah ﷺ reçut un jeune garçon et dit : « Quel