ʿIkrima rapporte : « Nous étions assis auprès d’Ibn ʿAbbâs lorsqu’un oiseau passa en poussant son cri. Un des présents s’écria : “Que du bien, que du bien !” Ibn ʿAbbâs lui répondit : “Ni bien ni mal.” » (1) Il le réprimanda sur-le-champ afin qu’il ne croie pas que l’oiseau détienne la moindre influence, qu’elle soit bénéfique ou néfaste.
Ṭâwûs entreprit un voyage avec un compagnon. Un corbeau croassa ; l’homme s’exclama : « Du bien ! » Ṭâwûs lui rétorqua : « Quel bien peut-on attendre de lui ? Par Allah, tu ne voyageras plus avec moi. » (2)
On demanda à Kaʿb : « Recours-tu à la ṭiyara (présage superstitieux) ? » — « Oui », répondit-il. — « Que dis-tu lorsque tu es saisi par ce pressentiment ? » — « Je dis : Ô Allah, point d’augure hormis le Tien, point de bien hormis Ton bien, nul Seigneur en dehors de Toi, et nulle force si ce n’est par Toi. » (3)
L’un des pieux prédécesseurs avait coutume de dire dans ce cas : « C’est l’oiseau d’Allah, non le tien ; c’est l’aube d’Allah, non la tienne ; c’est le soir d’Allah, non le tien. » (4)
Ibn ʿAbd al-Ḥakam (5) rapporte : Lorsque ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz quitta Médine, Muzâḥim déclara : « Je levai alors les yeux et constatai que la lune se trouvait dans ad-Dabarân (6) ; je répugnai à le lui dire et je dis : »