un jardin planté de palmiers et de vignes » (Le Voyage nocturne, 90-91). Et Il — exalté soit-Il — dit encore : « L’exemple de ceux qui dépensent leurs biens pour rechercher l’agrément d’Allah et affermir leur propre cœur est celui d’un jardin situé sur un coteau » (La Vache, 265). Et Il — exalté soit-Il — dit également : « Propose-leur la parabole de deux hommes : Nous avons accordé à l’un d’eux deux jardins de vignes que Nous avons entourés de palmiers… » jusqu’à : « Si seulement, en entrant dans ton jardin, tu avais dit : “Ce qu’Allah a voulu ! Il n’est de force qu’en Allah.” » (La Caverne, 32-39).
Le terme janna est donc un nom générique. Ainsi, lorsque les hommes demandèrent à Adam d’ouvrir pour eux le Jardin de l’éternité, il leur répondit qu’il ne lui convenait guère de s’y risquer, lui qui, par son propre péché et sa faute, avait fait sortir de la janna où Allah l’avait installé sa personne et sa descendance.
Tel est l’enseignement du hadith.
Quant à prétendre que la janna dont il fut expulsé serait précisément celle qu’ils lui demandèrent d’ouvrir, le hadith ne l’établit sous aucun des trois modes de signification⦗1⦘. Et s’il l’avait établi, nous devrions nous en tenir au sens du hadith et il serait impossible de s’y opposer ; sur quoi donc nous reposons-nous sinon sur la juste compréhension de la parole du Véridique, digne de foi — qu’Allah répande sur lui Ses bénédictions et Sa paix ?
Ils disent encore : « Quant à votre argument fondé sur le hubûṭ, que vous tenez pour une descente du haut vers le bas, il appelle deux réponses.
Premièrement, le verbe hubiṭa a également été employé pour désigner le simple passage d’une contrée à une autre, comme on dit : “Untel a gagné telle ou telle région.” Allah — exalté soit-Il — dit : “Descendez donc en Égypte ; vous y aurez certes…” (La Vache, 61). »