ni mauvais augure, et j’aime le bon présage. » Un récit analogue est rapporté par Anas (1).
Ce propos peut s’entendre comme une négation ou comme un ordre, c’est-à-dire : « Ne recourez pas au mauvais augure. » Toutefois, la formule même du hadith : « Il n’y a ni contagion, ni Safar, ni hâma » (2) montre qu’il s’agit bien d’une négation destinée à invalider ces croyances auxquelles s’adonnaient les gens de la jâhilîya. La négation est ici plus forte que l’interdiction : nier, c’est déclarer la chose nulle et sans effet, tandis que l’ordre ne fait que l’interdire.
Ibn Mâja rapporte dans ses Sunan (3), d’après Sufyân, par l’intermédiaire de Salama, de ‘Îsâ ibn ‘Âṣim, de Zur, d’après ‘Abd Allâh ibn Mas‘ûd, que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le mauvais augure est un shirk. Il n’est personne parmi nous [qui n’y soit exposé]…, mais Allah l’efface par la confiance (tawakkul). »
La phrase « Il n’est personne parmi nous… » jusqu’à la fin constitue, comme l’ont signalé certains maîtres de la vérification (4), une interpolation dans le hadith et ne fait pas partie des paroles du Prophète ﷺ ; et c’est bien l’avis correct. En effet, la tiyarah est une forme de shirk, ainsi qu’il est rapporté dans un hadith marfû‘ : « Celui que le mauvais augure retient a frayé avec le shirk » (5).