Il a ainsi distingué le cou, plutôt que tout autre membre, parce qu’il est l’emplacement du collier que l’on passe autour d’une personne et dont elle ne peut se libérer. De là les formules : « Le péché de cette affaire est sur ton cou », ou : « Fais-le, et son péché sera sur mon cou ». Les Arabes disent encore : « ṭuwwiqat-hā ṭawqa al-ḥamāma » (« on l’a ornée du collier de la colombe ») (1), et : « voilà un ribqa, un joug, à son cou » (2).
D’après al-Ḥasan : « Ô fils d’Adam (3), un feuillet a été déployé (4) pour toi ; lorsque tu seras ressuscité, on te l’accrochera à ton cou » (5).
Le cou a donc été privilégié parce qu’il est le lieu de la parure — collier ou amulette — et qu’il est courant d’y suspendre des objets, tout comme les mains sont spécialement mentionnées dans des expressions telles que : « à cause de ce que vos propres mains ont acquis » [Ash-Shûrâ : 30] et « pour ce que tes deux mains ont avancé » [Al-Ḥajj : 10], et autres passages semblables.
On a également dit que le grand mauvais augure est, pour eux, le châtiment du Feu qui les attend auprès d’Allah, et non le malheur (6) qui les a touchés ici-bas.
Selon une autre explication, la cause de leur malédiction auprès d’Allah est leur propre action, inscrite auprès de Lui ; c’est pour elle qu’Il leur infligera (7) ce qui les fera souffrir, et ils en seront punis après leur mort, ainsi qu’Allah le leur a promis.