Allah. » [al-A‘râf : 131], c’est-à-dire (1) : lorsque l’abondance, l’aisance et la bonne santé les touchaient, ils disaient : « C’est pour nous », autrement dit : nous en sommes parfaitement dignes, nous en sommes les ayants droit. Mais quand un fléau, une gêne, une sécheresse ou quelque chose de similaire les atteignait, ils disaient : « Cela vient de Moïse et de ses compagnons ; nous avons été frappés par leur malchance, la poussière de leur funeste présage s’est abattue sur nous », à la manière du superstitieux qui impute son mauvais augure à la personne qu’il soupçonne. Le Très-Haut leur apprit alors que leur destin (ṭâʾir) dépend de Lui.
De même, le Très-Haut a dit au sujet des ennemis de Son Messager ﷺ : « S’il leur arrive un bien, ils disent : “Cela vient d’Allah” ; et s’il leur arrive un mal, ils disent : “Cela vient de toi.” » [al-Nisâ’ : 78].
Ainsi, il existe trois passages où le Coran rapporte la superstition à propos de Ses ennemis.
Le Très-Haut a répondu à l’accusation portée contre Moïse et son peuple en affirmant que leur destin est auprès d’Allah et non imputable à Moïse. Il a répondu au présage des ennemis du Messager d’Allah ﷺ par Sa parole : « Dis : tout vient d’Allah » [al-Nisâ’ : 78] ; et Il a répondu à ceux qui voyaient un mauvais augure dans les messagers par Sa parole (2) : « Votre présage est avec vous-mêmes. »
Quant à Sa parole : « En vérité, leur présage n’est qu’auprès d’Allah », Ibn ‘Abbâs a expliqué : leur présage est ce qu’Il a décrété et prédestiné pour eux.
Dans une autre version, il a dit : « Leur malheur est auprès d’Allah, il vient de Lui », c’est-à-dire que ce malheur leur est parvenu de Sa part en raison de leur mécréance et de leur démenti de Ses signes et de Ses messagers (3).