Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

et que le présage ne t’en détourne pas.

Sache que le mauvais présage ne nuit qu’à celui qui en a peur et le redoute ; quant à celui qui n’en tient aucun compte et ne lui accorde pas la moindre attention, il ne lui cause aucun tort, surtout s’il prononce, en voyant ou en entendant ce qui est réputé de mauvais augure : « Ô Allah, il n’est de présage que le tien, il n’est de bien que le tien, il n’y a d’autre divinité que Toi » (1), puis : « Ô Allah, nul n’apporte les bonnes œuvres si ce n’est Toi, nul n’écarte les mauvaises si ce n’est Toi ; il n’est de puissance ni de force qu’en Toi » (2).

Le présage est donc une porte menant au polythéisme, un moyen par lequel le diable insuffle la peur et la tentation. Son importance grandit et devient écrasante pour celui qui s’y adonne, s’y investit et lui accorde beaucoup d’attention ; inversement, il s’évanouit et disparaît pour celui qui ne s’en préoccupe pas, n’y prête aucun égard et n’encombre ni son esprit ni sa pensée de telles choses.

(1) Le même contenu figure dans un ḥadith marfūʿ qui sera cité p. 1485. Il est également rapporté comme une parole d’Abd Allah b. ʿAmr et de Kaʿb al-Ahbār (p. 1489 et 1518), ainsi que d’Abd Allah b. ʿAbbās ; voir Aḥmad, al-Zuhd, n° 238, et Ibn Abī Shayba, 10/443. (2) On le trouve encore dans le ḥadith marfūʿ de ʿUrwa b. ʿĀmir al-Juhanī, rapporté par Abū Dāwūd, n° 3919, par al-Bayhaqī dans al-Sunan al-kubrā, 8/139, puis dans al-Daʿawāt, n° 500, entre autres, avec une chaîne interrompue et mursal. Cf. Ibn Abī Ḥātim, al-Marāsīl, n° 149 ; Ibn ʿAbd al-Hādī, al-Mughnī ʿan ḥaml al-asfār, 1/293 ; al-Dhahabī, Muhadhdhab Sunan al-Bayhaqī, n° 12822 ; Ibn Ḥajar, al-Iṣāba, 4/490 ; al-Tahdhīb, 7/167. Une version mursal attribuée à ʿAbd al-Raḥmān b. Sābiṭ al-Jumaḥī est également enregistrée par Abū Dāwūd dans al-Marāsīl, n° 539, avec une chaîne jugée recevable.
تَصُدَّنَّك عنه الطِّيَرة. واعلم أنَّ التطيُّر إنما يضرُّ من أشفقَ منه وخاف، وأمَّا من لم يُبال به ولم يعبأ به شيئًا لم يضرَّه البتَّة، ولا سيَّما إن قال عند رؤية ما يتطيَّر به أو سماعه: «اللهمَّ لا طيرَ إلا طيرُك، ولا خيرَ إلا خيرُك، ولا إله غيرك» (١)، «اللهمَّ لا يأتي بالحسنات إلا أنت، ولا يذهبُ بالسيئات إلا أنت، ولا حول ولا قوة إلا بك» (٢). فالطِّيَرة بابٌ من الشِّرك وإلقاءِ الشيطان وتخويفِه ووسوستِه، يكبُر ويعظُم شأنُها على من أتبعَها نفسَه، واشتغلَ بها، وأكثَر العنايةَ بها، وتذهبُ وتضمحلُّ عمَّن لم يلتفت إليها، ولا ألقى إليها بالَه، ولا شغَل بها نفسَه وفكرَه.
(١) كما ورد في حديثٍ مرفوع سيأتي (ص: ١٤٨٥). وورد من قول عبد الله بن عمرو، وكعب الأحبار، وسيأتيان (ص: ١٤٨٩، ١٥١٨). ومن قول عبد الله بن عباس، أخرجه أحمد في «الزهد» (٢٣٨)، وابن أبي شيبة (١٠/ ٤٤٣). (٢) كما ورد في حديث عروة بن عامر الجهني مرفوعًا. أخرجه أبو داود (٣٩١٩)، والبيهقي في «الكبرى» (٨/ ١٣٩)، و «الدعوات» (٥٠٠) وغيرهما بإسناد فيه انقطاعٌ وإرسال. انظر: «المراسيل» لابن أبي حاتم (١٤٩)، و «المغني عن حمل الأسفار» (١/ ٢٩٣)، و «مهذب سنن البيهقي» للذهبي (١٢٨٢٢)، و «الإصابة» (٤/ ٤٩٠)، و «التهذيب» (٧/ ١٦٧). وروي من مرسل عبد الرحمن بن سابط الجمحي، أخرجه أبو داود في «المراسيل» (٥٣٩) بسندٍ لا بأس به.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies