et que le présage ne t’en détourne pas.
Sache que le mauvais présage ne nuit qu’à celui qui en a peur et le redoute ; quant à celui qui n’en tient aucun compte et ne lui accorde pas la moindre attention, il ne lui cause aucun tort, surtout s’il prononce, en voyant ou en entendant ce qui est réputé de mauvais augure : « Ô Allah, il n’est de présage que le tien, il n’est de bien que le tien, il n’y a d’autre divinité que Toi » (1), puis : « Ô Allah, nul n’apporte les bonnes œuvres si ce n’est Toi, nul n’écarte les mauvaises si ce n’est Toi ; il n’est de puissance ni de force qu’en Toi » (2).
Le présage est donc une porte menant au polythéisme, un moyen par lequel le diable insuffle la peur et la tentation. Son importance grandit et devient écrasante pour celui qui s’y adonne, s’y investit et lui accorde beaucoup d’attention ; inversement, il s’évanouit et disparaît pour celui qui ne s’en préoccupe pas, n’y prête aucun égard et n’encombre ni son esprit ni sa pensée de telles choses.