Un autre (1) a dit :
« Je ne suis pas de ceux dont toute la préoccupation est de chasser les oiseaux,
qu’un corbeau (2) s’envole ou qu’un renard se présente.
Les sânihât et les bârîhât du crépuscule ne me touchent guère ;
qu’une gazelle aux cornes intactes (3) passe ou qu’une autre à la corne brisée. »
Un autre encore (4), faisant l’éloge de celui qui rejette ces croyances, a dit :
« Ce n’est pas un craintif qui, lorsqu’il selle sa monture,
s’exclame : “Le Wâq et le Hâtim m’ont barré la route aujourd’hui !”
Bien au contraire, il avance résolument,
tandis que les khathârim – ces faibles d’esprit – reculent devant de telles fadaises. »
Par « Wâq » il vise le ṣurad, et par « Hâtim » le corbeau ; on l’a surnommé ainsi parce qu’à leurs yeux il « scelle » la séparation (5). Quant aux khathârim, il s’agit des incapables, des esprits faibles, des superstitieux.
Le Prophète ﷺ a, pour sa part, éclairé sa communauté au sujet des présages : interrogé à ce propos, il déclara : « C’est un sentiment que l’un de vous éprouve en lui-même ; qu’il ne le détourne pas de son dessein. » (6)
Dans un autre récit : « Si tu es frappé d’un mauvais présage, ne fais pas demi-tour » (7), c’est-à-dire : poursuis ce que tu avais projeté et ne