si nombreuses qu’on ne saurait même les citer, et il se peut qu’elles dépassent le millier (1). Dans chacun de ces ouvrages se trouve une réfutation de ces gens, l’invalidation de leur doctrine et l’accusation qui leur est faite de mensonge et de supercherie.
Si, pour lui répondre, quelqu’un déclarait : « Si cette science était véritable, il serait impossible que les peuples d’Orient et d’Occident s’entendent pour la rejeter et la annuler », son propos ne vaudrait pas mieux que le sien. En réalité, chez les Orientaux eux-mêmes (2), il y a des partisans et des opposants, comme en témoignent l’observation concrète ainsi que les chroniques anciennes et récentes.
Nous avons même consulté des réfutations très anciennes, antérieures à l’avènement de l’islam, prouvant que les esprits lucides les ont toujours tenus pour ignorants et que leur doctrine est viciée ; ils les taxaient de prétentions mensongères et d’opinions fallacieuses dépourvues de tout savoir solide.
Section
Quant à ce qu’il relate des Perses au sujet de l’ascendant : ils auraient, dit-il, pris soin de déterminer l’ascendant du moment où la goutte de semence se dépose — l’ascendant primordial — puis auraient rendu des jugements en fonction de cela, allant jusqu’à fixer le nombre d’heures que l’enfant passerait dans le ventre de sa mère. Tout cela n’est que mensonge et calomnie ; que quiconque doute de son imposture l’expérimente, car vérifier pareille chose n’est ni impossible (3) ni difficile.
En outre, nul — pas même l’auteur de ces élucubrations — ne détient la certitude que l’enfant est nécessairement conçu lors du tout premier rapport où l’homme a éjaculé, à l’exclusion des rapports ultérieurs, quand bien même il cesserait ensuite toute cohabitation.