Certes, nous ne nions pas que cette “science” compte des étudiants qui s’y adonnent et s’en préoccupent ; mais cela ne prouve nullement sa validité. La sorcellerie, par exemple, a toujours eu dans le monde des adeptes qui la recherchent avec un zèle bien supérieur à celui des astrologues pour les astres, et son influence sur les gens est incontestable ; cela en fait-il pour autant une science authentique ?
De même, les idoles n’ont cessé d’être adorées sur terre, depuis l’ère qui précède Noé jusqu’à aujourd’hui : elles possèdent des temples bâtis, des desservants, des armées qui combattent pour elles, prêtes à préférer la mort, la prise de captifs et le châtiment d’Allah plutôt que d’y renoncer. Cela prouve-t-il la justesse de leur culte et que leurs adorateurs soient dans la vérité ?
Plus étonnant encore est son affirmation : « Si cette science était fausse, il serait impossible que les gens d’Orient et d’Occident, depuis la création du monde jusqu’à sa fin, s’accordent à la suivre ! » Il n’est pas de mensonge plus énorme ni de calomnie plus manifeste. Cet homme n’a-t-il donc jamais vu un seul ouvrage, en Orient ou en Occident, réfutant cette prétendue science et ses partisans ?
Nous-mêmes, ainsi que d’autres, avons recensé plus d’une centaine de traités consacrés à la réfutation de ses adeptes et à l’annulation de leurs thèses ; ces livres sont entre les mains du public. Nombre d’entre eux sont l’œuvre de philosophes que ces mêmes gens vénèrent et considèrent comme l’élite du monde, tels qu’al-Fârâbî, Ibn Sînâ, Abû al-Barakât al-Awḥad et d’autres encore, dont nous avons rapporté les propos (1).
Quant aux réfutations incluses dans des ouvrages plus généraux, lorsqu’il s’agit de répondre aux diverses écoles (2), elles sont encore plus nombreuses