se consacraient à cette science et s’y appuyaient pour discerner leurs intérêts ; et si cette science avait été, de part en part, viciée, jamais les peuples d’Orient comme d’Occident n’auraient pu tomber d’accord à son sujet. »
Considère donc l’ampleur du mensonge, de la calomnie et de la pure invention que recèlent de tels propos au sujet du monde, depuis son origine jusqu’à sa fin : Adam et sa descendance en furent totalement innocents. Vos propres autorités reconnaissent d’ailleurs que le premier à qui l’on attribue un discours sur cette discipline, et de qui l’on aurait reçu ses principes et ses fondements, est le prophète Idrîs (1), venu longtemps après la création de ce monde. À supposer même que cette attribution à Idrîs soit établie (2), que dire alors d’une assertion qui ne repose que sur des paroles dénuées de science, c’est-à-dire sur un mensonge contre le Messager d’Allah ?!
N’est-ce pas, de la même manière, une calomnie flagrante que d’imputer cette science à la communauté de Moïse de son vivant et après lui, en prétendant qu’elle y trouvait l’appui de ses affaires, puis de l’attribuer à la communauté de Jésus, à celle de Jonas, ou encore à ceux qui crurent en Noé et furent sauvés avec lui dans l’arche ?!
Il te suffit, pour mesurer l’ampleur de ce mensonge et de cette imposture vis-à-vis de cette communauté dont l’histoire est parfaitement consignée et les actes préservés, de te demander : le Prophète ﷺ et ses Compagnons se reposaient-ils sur cette science pour gérer leurs affaires ? Le siècle des Successeurs après eux (3) le fit-il, ou celui des Successeurs des Successeurs ?
Or ces trois générations sont, de façon absolue, les meilleures que l’humanité ait jamais connues, tout comme cette communauté est la meilleure jamais suscitée pour les hommes ; elle est la plus savante, la plus instruite, la plus prolifique en ouvrages et en traités, la plus élevée