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(1) Il déclare : « Si ce Jardin avait été celui de l’éternité, jamais on ne les en aurait expulsés. »
Parmi ceux qui rapportent eux aussi les deux avis figure Abû al-Hasan al-Mâwardî, lequel écrit dans son Tafsîr (2) :
« Les exégètes ont divergé au sujet du Jardin dans lequel ils furent installés (3) et ont retenu deux opinions :
- Il s’agit du Jardin d’éternité ;
- Il s’agit d’un jardin qu’Allah leur avait préparé et qu’Il avait institué comme demeure d’épreuve ; ce n’est donc pas le Jardin d’éternité, établi par Allah comme demeure de rétribution.
Ceux qui défendent cette seconde opinion se divisent à leur tour en deux positions :
– La première veut qu’il se soit trouvé dans les cieux, puisqu’Allah les en fit descendre ; tel est l’avis d’al-Hasan.
– La seconde soutient qu’il était sur terre, car Allah les y mit à l’épreuve en leur interdisant l’arbre spécifique qui leur fut proscrit, à l’exclusion des autres fruits ; tel est l’avis d’Ibn Bahr (4). »
(1) Tel quel dans les manuscrits.
(2) I/104 ; II/208-209. L’édition imprimée omet la seconde opinion.
Al-Mawardi relaie dans son Tafsir de nombreuses positions muʿtazilites sans les contester et en adopte même quelques-unes. Pour cette raison, Ibn al-Ṣalaḥ l’accusa d’incliner vers le muʿtazilisme et mit en garde contre son ouvrage, suivi en cela par al-Dhahabi. Ibn Ḥajar prit sa défense en soulignant que les points où son ijtihad rejoint les vues muʿtazilites sont connus et limités, et qu’il ne convient pas, pour cette seule raison, de le qualifier de muʿtazilite. Cf. Ṭabaqāt al-Shāfiʿiyya, II, 638 ; al-Mīzān, III, 155 ; Lisān al-Mīzān, IV, 260 ; Irshād al-Arīb, 1955.
(3) Ms. T et H : « askanahā ».
(4) Les manuscrits et la plupart des exemplaires de al-Bidāya wa-n-Nihāya (I, 177) donnent « Ibn Yaḥyā », et l’un d’eux « Ibn Jubayr » : deux lectures fautives. La forme correcte, confirmée par Hādī al-Arwāḥ, p. 48, est « Abū Muslim al-Iṣfahānī ». Il s’agit de Muḥammad b. Baḥr (voir sa notice supra), fréquemment cité sous cette nisba par al-Mawardi dans son Tafsir (II, 204, 450 ; IV, 83, 213, etc.), ainsi que par Ibn al-Jawzī dans Zād al-Masīr, al-Qurṭubī et d’autres.
قال (١): ولو كانت جنَّة الخلد لما أُخرِجَ منها.
وممن ذكر القولين ــ أيضًا ــ: أبو الحسن الماوردي، فقال في "تفسيره" (٢):
"واختُلِفَ في الجنة التي أُسْكِناها (٣) على قولين:
أحدهما: أنها جنة الخلد.
الثاني: أنها جنةٌ أعدَّها اللهُ لهما، وجعلها دارَ ابتلاء، وليست جنةَ الخلد التي جعلها اللهُ دارَ جزاء.
ومن قال بهذا اختلفوا فيه على قولين:
أحدُهما: أنها في السماء؛ لأنه أهبطهما منها. وهذا قولُ الحسن.
الثاني: أنها في الأرض؛ لأنه امتحنهما فيها بالنهي عن الشجرة التي نُهِيا عنها دون غيرها من الثمار. وهذا قولُ ابن بحر (٤).
(١) كذا في الأصول.
(٢) (١/ ١٠٤، ٢/ ٢٠٨، ٢٠٩). وسقط من مطبوعته ذكر الخلاف الثاني.
والماورديُّ يحكي في كتابه كثيرًا أقوال المعتزلة دون تعقُّب، ويوافقهم في بعضها، ومن هنا اتهمه ابن الصلاح بالاعتزال، وحذَّر من تفسيره، وتبعه الذهبي، ودافع عنه ابن حجر بأن المسائل التي وافق اجتهادُه فيها مقالاتِ المعتزلة معروفةٌ معدودة، ولا ينبغي أن يطلق عليه بها اسم الاعتزال.
انظر: "طبقات الشافعية" لابن الصلاح (٢/ ٦٣٨)، و"الميزان" (٣/ ١٥٥)، و"لسان الميزان" (٤/ ٢٦٠)، و"إرشاد الأريب" (١٩٥٥).
(٣) (ت، ح): "أسكنها".
(٤) في الأصول، ومعظم نسخ "البداية والنهاية" (١/ ١٧٧): "ابن يحيى". وفي نسخة من "البداية والنهاية": "ابن جبير". وكله تحريف. ووقع على الصواب في "حادي الأرواح" (٤٨).
وهو أبو مسلم الأصبهاني، محمد بن بحر (تقدمت ترجمته)، مشهورٌ بهذه النسبة، ويذكره بها كثيرًا الماورديُّ في تفسيره (انظر: ٢/ ٢٠٤، ٤٥٠، ٤/ ٨٣، ٢١٣، وغيرها)، وابنُ الجوزي في "زاد المسير"، والقرطبي، وغيرهم.