et Empédocle (1) dans leurs langues respectives ; j’ai encore recueilli (2) les enseignements des médecins arabes (3), les approfondissements qu’en ont tirés les philosophes de l’Inde, ainsi que les embellissements qu’y ont apportés les savants de Perse, tels que : Hâmasaf (5), Shâhmard, Bahmard (6) et Buzurjumihir.
Il poursuivit ainsi l’énumération des sciences dans un long récit dont quiconque connaît la tradition sait qu’il n’est qu’un mensonge fabriqué, une calomnie imputée à al-Shâfiʿî. Tout le mal provient d’ʿAbdallâh b. Muḥammad (7) al-Balawî, cet imposteur et falsificateur (8). C’est lui qui a forgé la « Voyage » d’al-Shâfiʿî, où il raconte un débat entre celui-ci et Abû Yûsuf devant le calife ar-Rachîd (9), alors qu’al-Shâfiʿî n’a jamais rencontré Abû Yûsuf ; il n’entra à Bagdad qu’après la mort de ce dernier.
En outre, le simple déroulement du récit suffit à montrer, pour qui possède un tant soit peu de raison, qu’il s’agit d’une pure invention ; car