et nous en préciserons le degré d’authenticité, afin qu’il apparaisse clairement que tout cela, qu’on attribue à al-Shâfiʿî, est une pure calomnie, et que ce qui est réellement attesté de sa part se limite à ce que les Arabes connaissaient déjà : la science des manâzil (les stations lunaires) et l’orientation par les étoiles sur les routes. Voilà, en effet, ce qui est fermement établi de lui par la chaîne de transmission la plus sûre.
Al-Hâkim rapporte : « Nous a conté Abû al-ʿAbbâs Muḥammad b. Yaʿqūb ; nous a conté al-Rabīʿ b. Sulaymân, lequel dit : al-Shâfiʿî a déclaré : “Allah – Très-Haut – a dit : ﴿C’est Lui qui a placé pour vous les étoiles afin que, dans les ténèbres de la terre et de la mer, vous vous guidiez grâce à elles﴾ (1) [Al-Anʿâm : 97], et Il a dit : ﴿Des repères, et grâce à l’astre ils se dirigent﴾ [An-Naḥl : 16]. Les ‘repères’ (ʿalâmât) étaient, pour eux, les montagnes dont ils connaissaient la position sur la terre, ainsi que le soleil, la lune et une étoile qu’ils distinguaient dans la sphère céleste, de même que des vents dont ils reconnaissaient les caractéristiques (2) dans l’air, lesquels les guidaient vers la Maison sacrée.” » (3)
Quant aux anecdotes rapportées de lui concernant les jugements astrologiques, elles sont au nombre de trois :
La première : al-Hâkim dit : « On lut devant Abû Yaʿlâ Ḥamza b. Muḥammad al-ʿAlawî… »