Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

ni ne tourne vers elle le moindre regard, ni ne l’estime pour quoi que ce soit — d’autant qu’il s’agit d’une faculté commune (1) au croyant comme au mécréant. Les idolâtres, les mages, les sabéens, les philosophes et les chrétiens en ont de nombreux exemples, mais cela ne leur vaut aucun avantage auprès de Dieu et ne les sauvera pas de Son châtiment.

Quant aux devins, aux serviteurs des djinns et aux sorciers, ils possèdent, eux aussi, bien des manifestations célèbres de cette aptitude, alors qu’ils comptent parmi les plus impies des créatures (2). Au mieux, l’astrologue juif qui rapporta à Ibn ʿAbbâs ce qu’il lui rapporta n’est qu’un des leurs — et qu’est-ce que cela change ?!

Qui donc, hormis des ambitions basses et misérables, dénuées de toute élévation vers Dieu et la demeure dernière, s’arrêterait à de telles choses, simplement parce qu’elles lui paraissent la distinguer de la masse ignorante et brouillonne des fils d’Adam (3) ?

Section

  • Quant à l’argument tiré du hadith d’Abû al-Dardâʾ : « Le Messager de Dieu ﷺ est décédé en nous laissant un savoir sur toute chose ; il n’est pas un oiseau battant des ailes sans qu’il ne nous ait transmis à son sujet un enseignement » (4), il est certes vrai et authentique. Il constitue même l’une des preuves les plus fortes de l’inanité de votre thèse et du mensonge qu’elle recèle lorsqu’elle prétend à la science des jugements astrologiques. En effet, il ﷺ leur transmit le savoir de toute chose — jusqu’à la manière de satisfaire leurs besoins naturels —, leur enseigna ce qui concerne chaque oiseau (5), chaque animal, tout ce que renferme ce monde, sans jamais leur communiquer la moindre parcelle de ce prétendu savoir sur l’influence des astres.
(1) Les manuscrits T, Q et S lisent « yashtarik » (« il participe »). (2) Le manuscrit S porte : « min akfari al-khalq » (« parmi les plus mécréants des créatures »). (3) La vocalisation suit le manuscrit S ; les copies T et Q lisent « yara » (« il voit »). (4) Cette source a déjà été signalée, p. 1355. (5) Les manuscrits T et S lisent : « wa dhakarahum min kulli tair » (« et Il leur rappela chaque oiseau »).
يتلفتُ إليه ولا يَعُدُّه شيئًا، على أنه مشتركٌ (١) بين المؤمن والكافر، فلِعُبَّاد الأصنام والمجوس والصابئة والفلاسفة والنصارى من ذلك شيءٌ كثير، وذلك لا ينفعُهم عند الله ولا يخلِّصُهم من عذابه. وهؤلاء الكُهَّانُ وعبيدُ الجنِّ والسَّحرةُ لهم من ذلك أمورٌ معروفة، وهم أكفرُ الخلق (٢)، فغايةُ هذا المنجِّم اليهوديِّ الذي أخبَر ابنَ عباسٍ بما أخبره أن يكونَ واحدًا من هؤلاء، فكان ماذا؟! وهل يقفُ عند هذا إلا الهِمَمُ الدنيئة السُّفلية التي لا نهضةَ لها إلى الله والدار الآخرة، لِمَا يُرى (٣) لها بذلك من التمييز عن الهَمَج الرَّعاع من بني آدم؟! فصل * وأمَّا احتجاجُه بحديث أبي الدرداء: «لقد توفِّي رسولُ الله ﷺ وتركنا وما طائرٌ يقلِّبُ جناحيه إلا وقد ذكَّرنا منه علمًا» (٤)؛ فهذا حقٌّ وصدق، وهو من أعظم الأدلَّة على إبطال قولكم وتكذيبكم فيما تدَّعونه من علم أحكام النجوم، فإنه ﷺ ذكَّرهم علمَ كلِّ شيءٍ حتى الخِراءة، وذكَّرهم من علم كلِّ طائرٍ (٥) وكلِّ حيوان، وكلِّ ما في هذا العالم، ولم يذكِّرهم من علم أحكام النجوم شيئًا البتَّة،
(١) (ت، ق، ص): «يشترك». (٢) (ص): «من أكفر الخلق». (٣) الضبط من (ص). وفي (ت، ق): «يري». (٤) تقدم تخريجه (ص: ١٣٥٥). (٥) (ت، ص): «وذكرهم من كلِّ طائر».

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