sachant les indulgences et les bienfaits que la flatterie (1) peut lui procurer.
Chez les animaux privés de raison, les exemples de ce genre abondent au-delà de tout récit ; chacun possède, à la mesure qui lui convient, une forme de préconnaissance. Les chevaux et les pigeons en offrent des prodiges, tout comme le renard et bien d’autres espèces.
Il apparaît donc que ce phénomène est commun à l’homme et à l’animal : chacun reçoit une part de cette préconnaissance selon ses capacités, et les voies qui y mènent sont multiples.
Les peuples qui ne se sont pas soumis aux prescriptions révélées y accordent une grande valeur ; de même, celui qui prête peu d’attention au message des envoyés concentre d’autant plus son regard et son souci sur de telles choses.
Quant aux disciples des messagers, Dieu les a rendus indépendants de tout cela grâce aux savoirs utiles et aux œuvres vertueuses qu’Il a faits parvenir par leur entremise. Ils n’y attachent donc guère d’importance et ne le comptent pas parmi leurs quêtes essentielles, car ce qu’ils recherchent est plus haut et plus noble. Pourtant, en proportion de leur conformité aux messagers, ils en reçoivent la part la plus abondante : perspicacité intuitive véridique, songes authentiques, dévoilements conformes à la réalité, et autres. Cependant, leurs aspirations ne s’arrêtent pas là ; elles se tournent vers la découverte, en chaque question, de ce que le Prophète a apporté en matière de guidée et de religion de vérité. Tel est le plus grand, le plus noble et le plus utile des dévoilements dans les deux demeures, accompagné de la mise au jour des défauts de l’âme et des fléaux des actions.
Quant au dévoilement partiel (2) concernant ce qu’Untel a mangé, ce qu’il a fait chez lui ou ce qui l’attend demain, et similaires, cela ne retient pas l’attention de celui dont l’ambition est élevée, ni