Ceci s’apparente aux indices sur lesquels le médecin, l’agriculteur ou le naturaliste se fondent pour conclure à des réalités encore cachées, selon ce qu’impliquent ces signes.
Ainsi, si le médecin observe qu’une plaie est circulaire, il juge qu’elle guérira difficilement ; s’il la voit allongée, il estime qu’elle cicatrisera plus vite.
Il en va de même des repères utilisés par les marins (1) et autres professionnels.
Quiconque examine ce qu’Hippocrate a consigné au sujet des signes annonciateurs de la mort y découvre des choses étonnantes (2) ; ces indices n’en demeurent pas moins exacts et éprouvés.
De même, le capitaine de navire porte des jugements (3) sur ce qui va se produire en mer ou dans les vents à partir de signes qui le lui indiquent : le lever ou le coucher d’un astre, ou d’autres marqueurs. Il déclare alors : « Il tombera de la pluie », ou : « Tel et tel vent va se lever », ou encore : « La mer sera agitée à tel endroit et à telle heure », et les événements se déroulent comme il l’a annoncé.
Le cultivateur, pour sa part, lit certains indices et affirme : « Cet arbre sera atteint par telle affection et se desséchera à telle époque ; celui-ci ne portera pas cette année, celui-là portera ; telle plante subira tel ou tel fléau », en vertu de signes dont lui seul possède la connaissance.