Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

et Samura ibn Jundub (11), ainsi que Qabîsa al-Hilalî (1), ʿAbd al-Raḥmân ibn Samura (2) et Abû Bakra (3).
Aucun d’entre eux n’a, dans son récit, mentionné le terme que l’on trouve dans la version rapportée par al-Nuʿmân ibn Bashîr (4). Nous craignons donc que cette expression ait été introduite dans le hadith à titre d’interpolation et qu’elle ne provienne pas des paroles mêmes du Messager d’Allah ﷺ.
Cela étant, il existe ici une démarche d’une rare finesse (5), subtile dans son fondement, que l’esprit sain peut parfaitement admettre,

(1) Rapporté par Abou Daoud (1185), an-Nasaï (1486, 1487) et Ibn Khouzaïma (1402). Voir également : Ibn Hadjar, al-Isaba, 5/411. (2) Rapporté par Mouslim (911). (3) Parmi les Compagnons que l’auteur n’a pas cités : ‑ Abd Allah b. ‘Amr ; son ḥadith est rapporté par Aḥmad (2/188) et figure, sous forme abrégée, dans al-Bukhari (145). ‑ al-Moughira b. Chou‘ba, rapporté par al-Bukhari (1043) et Mouslim (915). ‑ Abou Moussa al-Ach‘ari, rapporté par al-Bukhari (1059). ‑ Abou Mas‘oud, rapporté par al-Bukhari (1041) et Mouslim (911). ‑ Abou Bakra, rapporté par al-Bukhari (1040, 1048, 1062, 1063, 5785). ‑ Ibn Mas‘oud, rapporté par Ibn Khouzaïma (1372). ‑ Bilal, rapporté par al-Bazzar (1371). ‑ Mahmoud b. Labid, rapporté par Aḥmad (5/428). (4) À l’exception du ḥadith de Qabisa al-Hilali, déjà signalé plus haut pour ses variantes lors de la vérification du ḥadith de an-Nou‘mân. Cette formulation apparaît aussi dans le ḥadith d’Abou Bakra, rapporté par ad-Daraqoutni dans ses Sunan (2/64), mais elle n’est pas authentique ; la version originale, dans le Ṣaḥiḥ de al-Bukhari, en est dépourvue. (5) Le manuscrit (Q) lit : « ba‘îd al-maʾkhadh », lecture fautive. La leçon correcte se trouve dans les manuscrits (D, T) ainsi que dans Zahr ar-ruba ‘ala al-Moujtaba d’as-Suyuti (3/143), qui cite le passage de l’auteur.
وقبيصة الهلالي (١)، وعبد الرحمن بن سمرة (٢)، ﵃ (٣)، فلم يذكر أحدٌ منهم في حديثه هذه اللفظةَ التي ذُكِرَت في حديث النعمان بن بشير (٤)، فمِن هاهنا نخافُ أن تكون أُدرِجَت في الحديث إدراجًا، وليست من لفظ رسول الله ﷺ. على أنَّ هاهنا مسلكًا بديعَ المأخذ (٥)، لطيفَ المَنْزِع، يتقبَّلُه العقلُ
(١) أخرجه أبو داود (١١٨٥)، والنسائي (١٤٨٦، ١٤٨٧)، وابن خزيمة (١٤٠٢). وانظر: «الإصابة» لابن حجر (٥/ ٤١١). (٢) أخرجه مسلم (٩١١). (٣) وممن لم يذكرهم المصنف: عبد الله بن عمرو، أخرج حديثه أحمد (٢/ ١٨٨)، وأصله في البخاري (١٤٥) مختصرًا. والمغيرة بن شعبة، أخرج حديثه البخاري (١٠٤٣) ومسلم (٩١٥). وأبو موسى الأشعري، أخرج حديثه البخاري (١٠٥٩). وأبو مسعود، أخرج حديثه البخاري (١٠٤١)، ومسلم (٩١١). وأبو بكرة، أخرج حديثه البخاري (١٠٤٠، ١٠٤٨، ١٠٦٢، ١٠٦٣، ٥٧٨٥). وابن مسعود، أخرج حديثه ابن خزيمة (١٣٧٢). وبلال، أخرج حديثه البزار (١٣٧١). ومحمود بن لبيد، أخرج حديثه أحمد (٥/ ٤٢٨). (٤) إلا ما وقع في حديث قبيصة الهلالي، وقد تقدمت الإشارة إلى الاختلاف فيه عند تخريج حديث النعمان. كما وردت هذه اللفظة في حديث أبي بكرة، أخرجه الدارقطني في «السنن» (٢/ ٦٤)، ولا تصح، وأصل الحديث في «صحيح البخاري» بدونها. (٥) (ق): «بعيد المأخذ». وهو تحريف. والمثبت من (د، ت) و «زهر الربى على المجتبى» للسيوطي (٣/ ١٤٣)، وقد نقل كلام المصنف.

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