à la Loi, et il devient alors facile pour lui de démolir la Loi, dès lors qu’il érige de telles conditions en prérequis (1).
Or, la question relative à cette addition n’est pas telle que l’a soutenu Abû Hâmid : sa chaîne de transmission ne présente, en vérité, aucune faille (2).
Ibn Mâjah rapporte : « Muḥammad ibn al-Muthannâ, Aḥmad ibn Thâbit et Jamîl (3) ibn al-Ḥasan nous ont raconté : ‘Abd al-Wahhâb nous a transmis, disant : Khâlid al-Ḥaddâ’ a rapporté d’après Abû Qilâba, d’après al-Nuʿmân ibn Bashîr… », puis il mentionna le hadith. Or, tous ces narrateurs sont des maîtres mémoriels dignes de confiance.
Il se peut toutefois que cette expression ait été glissée dans le hadith par l’un des rapporteurs ; c’est pourquoi on ne la retrouve pas dans les autres récits relatifs à l’éclipse. En effet, une bonne douzaine de Compagnons ont rapporté ce hadith du Prophète ﷺ : ʿÂʾisha, Mère des croyants (4) ; Asmâʾ bint Abî Bakr (5) ; ʿAlî ibn Abî Tâlib (6) ; Ubayy ibn Kaʿb (7) ; Abû Hurayra ; ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs (8) ; ʿAbd Allâh ibn ʿUmar (9) ; Jâbir ibn ʿAbd Allâh (10) ; et Samura ibn Jundub (11),