Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

ni pour la mort ni pour la naissance de quiconque. Lorsqu’Allah Se manifeste à une partie de Sa création, celle-ci s’incline devant Lui. » (1)

On fit cette remarque : Abû Hâmid al-Ghazâlî a déclaré que cette phrase ajoutée n’a pas été transmise de façon authentique ; il convient donc, selon lui, de tenir pour menteur quiconque la rapporte. (2) D’après lui, la version réellement transmise est celle que nous venons de citer, c’est-à-dire le hadith d’où cette addition est absente.

Il ajoute : « Et à supposer même qu’elle fût authentique, il serait plus aisé de l’expliquer que de contester des vérités établies. Que de textes apparemment explicites ont ainsi été interprétés à la lumière de preuves rationnelles dont la clarté n’atteint pourtant pas ce degré ! Or, la plus grande joie des négateurs (3) est qu’un défenseur de la Loi affirme ouvertement que ce passage et d’autres semblables (4) sont contraires

(1) Hadith rapporté par Ahmad (4/267, 269), al-Nasaï (1484), Ibn Mâja (1262), al-Bayhaqi (3/332), Ibn Khuzaïma dans son Ṣaḥîḥ (1403) ainsi que dans Kitâb al-Tawḥîd (598), et d’autres, selon la chaîne remontant à Abû Qilâba puis al-Nu‘mân b. Bashîr. Al-Bayhaqi et Ibn Khuzaïma l’ont jugé défectueux, estimant qu’il existe une rupture entre Abû Qilâba et al-Nu‘mân, car le premier ne l’a pas directement entendu du second. Cette opinion est partagée par Ibn Ma‘în et penchée par Abû Ḥâtim ; cf. Târîkh Yaḥyâ b. Ma‘în, éd. al-Dûrî, 2/309, et al-Marâsîl d’Ibn Abî Ḥâtim, p. 110. Al-Bayhaqi (3/334) le rapporte également par al-Ḥasan d’après al-Nu‘mân, sans la mention « jusqu’à ce qu’il se dissipât », et estime cette version plus sûre. Or, selon Ibn al-Madînî – avis auquel incline al-Bazzâr – al-Ḥasan n’a pas non plus entendu al-Nu‘mân ; voir Jâmi‘ al-Taḥṣîl, p. 163, et Naṣb al-Râya, 1/90. Enfin, la transmission passant par Abû Qilâba connaît plusieurs variantes : tantôt directement de al-Nu‘mân, tantôt « d’un homme » d’après lui, tantôt par Qabîṣa al-Hilâlî ou encore par Hilâl b. ‘Âmir via Qabîṣa ; cf. le fascicule de shaykh al-Albânî sur la prière de l’éclipse, p. 79. (2) Dans Tahâfut al-Falâsifa, on lit : « son transmetteur ». (3) Mss. Q et D : « fa-nfaraja » : le terme est fautif. (4) Il vise les faits tenus pour évidents, tels que la cause de l’éclipse, et assimilés à ceux déjà évoqués.
لموت أحدٍ ولا لحياته، فإذا تجلَّى اللهُ لشيءٍ من خلقه خشَع له» (١). قيل: قد قال أبو حامد الغزالي: هذه الزيادة لم يصحَّ نقلُها، فيجبُ تكذيبُ قائلها (٢)، وإنما المرويُّ ما ذكرنا ــ يعني: الحديثَ الذي ليست هذه الزيادة فيه ــ. قال: ولو كان صحيحًا لكان تأويلُه أهونَ من مكابرة أمورٍ قطعية، فكم من ظواهرَ أُوِّلَت بالأدلَّة العقليَّة التي لا تتبيَّنُ في الوضوح إلى هذا الحدِّ، وأعظمُ ما تفرحُ (٣) به المُلحِدةُ أن يصرِّح ناصرُ الشرع بأنَّ هذا وأمثاله (٤) على خلاف
(١) أخرجه أحمد (٤/ ٢٦٧، ٢٦٩)، والنسائي (١٤٨٤)، وابن ماجه (١٢٦٢)، والبيهقي (٣/ ٣٣٢)، وابن خزيمة في «الصحيح» (١٤٠٣)، و «التوحيد» (٥٩٨)، وغيرهم من طريق أبي قلابة عن النعمان بن بشير. وأعله البيهقي وابن خزيمة بالانقطاع بين أبي قلابة والنعمان؛ فإنه لم يسمع منه. وإلى ذلك ذهب ابن معين ومال أبو حاتم. انظر: «تاريخ يحيى بن معين» رواية الدوري (٢/ ٣٠٩)، و «المراسيل» لابن أبي حاتم (١١٠). ورواه البيهقي (٣/ ٣٣٤) من طريق الحسن عن النعمان بن بشير، دون لفظ التجلي، وقال: هذا أشبه أن يكون محفوظًا. إلا أن الحسن لم يسمع كذلك من النعمان، كما قال ابن المديني، ومال إليه البزار. انظر: «جامع التحصيل» (١٦٣)، و «نصب الراية» (١/ ٩٠). وقد اختلف على أبي قلابة في هذا الحديث على أوجه، فروي تارة عنه عن النعمان، وتارة عن رجل عن النعمان، وتارة عن قبيصة الهلالي، وتارة عن هلال بن عامر عن قبيصة. انظر: جزء الشيخ الألباني في صلاة الكسوف (٧٩). (٢) «تهافت الفلاسفة»: «ناقلها». (٣) (ق، د): «فانفرج». وهو تحريف. (٤) يعني القضايا المعلومة لهم بالضرورة، كسبب الكسوف، ونحوه مما سبق.

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