sont deux signes parmi les signes d’Allah ; ils ne s’éclipsent ni pour la mort ni pour la naissance de quiconque. Lorsque vous voyez cela, accourez alors au rappel d’Allah et à la prière.» (1) Comment, dès lors, concilier cette parole avec ce qu’ont avancé ces savants à propos de l’éclipse ?
On répond : quelle opposition y a-t-il entre les deux ? Le propos ne fait, selon une première lecture, que nier que l’éclipse influence la vie ou la mort des hommes, ou, selon une autre, que les deux luminaires soient affectés par la mort ou la naissance de quiconque. Il n’y est nullement question d’invalider le calcul astronomique de l’éclipse, ni de prétendre qu’il s’agirait d’un savoir relevant de l’invisible que seul Allah connaît. (2)
Dans ce même contexte, le Prophète ﷺ prescrivit l’affranchissement d’esclaves, la prière, l’invocation et l’aumône, tout comme il a ordonné les prières de l’aube, du couchant et du zénith ; ces actes permettent en outre d’écarter la conséquence redoutée à laquelle Allah, glorifié soit-Il, a lié l’éclipse.
Ainsi, lorsque ce phénomène se produit, le Prophète ﷺ a institué pour la communauté des pratiques plus bénéfiques pour leur vie d’ici-bas et leur avenir ultime que de se perdre dans l’astronomie et l’examen des causes de l’éclipse.
On pourrait objecter : « Que faites-vous alors du hadith rapporté par Ibn Mâjah dans ses Sunan, par l’imâm Aḥmad et par an-Nasâ’î, d’après an-Nuʿmân ibn Bashîr, qui raconte : “Le soleil s’éclipsa du vivant du Prophète ﷺ ; il sortit aussitôt, ému, en traînant son vêtement jusqu’à la mosquée. Il ne cessa d’y prier jusqu’à ce que l’éclipse se dissipe, puis il déclara : ‘Certains prétendent que le soleil et la lune ne s’éclipsent que pour la mort d’un grand personnage ; il n’en est rien. Le soleil et la lune ne s’éclipsent…’” »