et, ce faisant, la dignité même des messagers se trouve, elle aussi, rabaissée dans leurs cœurs.
Le tort causé à la religion et à ce qu’ont apporté les envoyés de Dieu par le fait de ces gens constitue l’un des plus graves préjudices ; il est, pour la religion, aussi néfaste que celui infligé par les athées. Il existe donc deux atteintes majeures : le tort de celui qui l’attaque et le tort de celui qui la défend sans suivre sa voie.
On a d’ailleurs dit : « Un ennemi intelligent nuit moins qu’un ami ignorant » (1). En effet, l’ami ignorant te fait du tort précisément là où il pense t’être utile. Tout l’enjeu est donc de faire de l’homme sensé ton allié, non ton adversaire, et de ne pas l’aiguillonner à combattre la religion et ses fidèles.
Tu diras peut-être : « Tu t’es beaucoup appesanti sur l’éclipse et ses causes, avançant un exposé détaillé que la Loi révélée n’a ni confirmé ni infirmé, alors même qu’elle est venue avec quelque chose de plus important et de bien plus profitable : elle a prescrit, lors des deux éclipses, ce qui assure à la communauté sa rectitude dans la vie d’ici-bas comme dans l’au-delà.
Quant aux causes de l’éclipse, à son calcul et aux spéculations s’y rapportant, ils relèvent d’un savoir dont l’ignorance ne porte pas préjudice (2) et dont le profit n’égale pas celui des connaissances transmises par les messagers, même s’il n’est pas tout à fait dépourvu d’utilité ni de plaisir intellectuel.
Telle est la différence entre les sciences qu’ont apportées les messagers (3) et les sciences de ces savants-là.
Comment, dès lors, comprendre le hadith authentique rapporté du Prophète ﷺ : « Le soleil et la lune… »