Au contraire, la connaissance d’Allah, de Ses noms, de Ses attributs, de Ses actes et de Sa religion n’a nul besoin de tout cela et ne s’y trouve nullement suspendue ; les signes qu’Allah convie Ses serviteurs à contempler suffisent, dès le premier regard, à en témoigner ⦗1⦘, témoignage auquel tout esprit et tout sens demeurés sains prennent immédiatement part.
Quant aux « preuves » de ces gens, ce ne sont que chimères imaginaires, soupçons difficiles à saisir, pénibles à acquérir, fondés sur des principes contradictoires ; elles ne conduisent ni à la connaissance d’Allah et de Ses messagers ni à la foi en eux, mais entraînent au contraire vers la mécréance en Allah et le démenti de ce qu’ont apporté Ses envoyés.
N’en prend conscience que celui qui connaît à la fois le fond de leur doctrine et le contenu du message des messagers, puis met les deux en balance ; alors l’abîme qui les sépare lui saute aux yeux. Quant à celui qui les suit aveuglément, se fiant à eux sans savoir ce qu’ont réellement apporté les messagers, ce sujet n’est pas de son ressort ; il erre, perplexe, dans des vallées sans repères, se laissant mener par tout autre égaré.
Il s’en va, drapé d’un double habit de convoitise qu’il appelle « science », brodé de privation et d’abandon ⦗2⦘.
La seconde faction ⦗3⦘, pour répondre aux premiers, s’est imaginé qu’il fallait rejeter tout ce qu’ils avaient avancé, vrai comme faux. Ils ont estimé que confirmer les messagers passait nécessairement par la négation de ce que les autres tenaient de la raison évidente et avaient vérifié par les sens. Ils les ont donc contestés et tenté d’en ruiner la certitude par des prémisses dialectiques qui n’avancent en rien la vérité. Hélas, à cette grave méprise ils ont ajouté le tort de l’attribuer aux messagers eux-mêmes, prétendant que ceux-ci étaient venus avec leurs dires. Les athées en vinrent alors à se méfier des messagers, se jugeant plus savants et plus avertis qu’eux ; et ceux d’entre eux qui gardaient encore bonne opinion des messagers