vers le nord ou vers le sud.
Si nous avons malgré tout abordé ce point, alors qu’il ne relevait pas de notre objet premier, c’est parce que nombre d’astrologues trompent les ignorants au sujet de l’éclipse ; ils leur font croire que leurs jugements stellaires – bon augure ou mauvais augure, victoire, domination, etc. – relèvent du même ordre que le calcul de l’éclipse, et les crédules, la masse populaire (1), les en croient. Ils ignorent pourtant qu’une éclipse se connaît par le calcul de la course des deux luminaires dans leurs stations ; Dieu a établi pour cela une coutume immuable, comme Il l’a fait pour la pleine lune, la conjonction et le croissant.
Certes, nous ne nions pas que Dieu, exalté soit-Il, fasse advenir lors des deux éclipses des décrets relevant de Sa Volonté qui deviennent pour certains peuples une épreuve et une calamité, et qu’Il prenne l’éclipse pour en être la cause (2). C’est pourquoi le Prophète ﷺ ordonna, lors d’une éclipse, de se hâter vers le rappel d’Allah, la prière, l’affranchissement d’esclaves, l’aumône et le jeûne (3) : ces œuvres repoussent l’effet que le Très-Haut a lié à l’éclipse. S’il n’y avait pas eu ce motif d’effroi, il n’aurait pas prescrit de neutraliser ses effets par ces actes de dévotion.
Au fil du temps, il est des moments où le Très-Haut fait paraître, selon Son vouloir, épreuve ou bienfait ; Il institue en même temps des causes qui écartent, réduisent ou allègent les conséquences de ces causes pour qui s’y conforme. Ainsi, quiconque se réfugie dans ces causes, ou dans une partie d’entre elles, se voit épargner le mal qu’Allah