car la base du cône, qui touche le soleil, est égale à ses deux diamètres ; aussi, chaque fois (1) que la lune se remet en mouvement après que l’alignement parfait entre elle et le soleil est achevé, le cône se déplace et le soleil recommence à luire.
Cependant, l’éclipse solaire varie selon la position des habitations : on l’aperçoit dans certains lieux et non dans d’autres ; ici elle se manifeste moins, là davantage, en raison de la différence des angles de vue. En effet, l’agent obscurcissant n’est pas un phénomène survenu dans le corps même du soleil, qui frapperait de manière identique tous les observateurs ; il s’agit plutôt d’un objet situé entre l’astre et nos regards, proche de nous, tandis que l’astre occulté est lointain. L’interposition varie donc en fonction de la place occupée par chaque observateur.
De même, l’éclipse diffère, à son début comme lors de son dégagement, par la fraction du disque obscurcie et par la durée de l’obscuration : du premier instant jusqu’à son point médian, puis de ce point médian jusqu’à la fin du dégagement.
Objection : le corps de la lune est pourtant bien plus petit que celui du soleil ; comment peut-il nous masquer le soleil tout entier ? (2)
Réponse : s’il nous cache le disque solaire, c’est en raison de sa proximité, tandis que le soleil est très éloigné ; lorsque deux choses (3) diffèrent par la petitesse et la grandeur, si la plus petite s’approche de la plus grande, on voit de