à Ses serviteurs ; Il a établi que ce phénomène se produise à des moments calculables et bien déterminés, exactement comme l’apparition du croissant, sa pleine phase et sa disparition (1).
Quant à la cause de l’éclipse solaire, elle réside dans l’interposition de la lune entre le disque du soleil et nos yeux. La lune, selon les astronomes, est un corps dense et obscur dont l’orbite est inférieure à celle du soleil ; lorsque, au moment de la conjonction sous le soleil, elle se trouve dans l’alignement de l’un des deux nœuds ou à proximité, elle fait écran entre nous et la lumière solaire, telle un nuage qui passe au-dessous d’un astre jusqu’à le dépasser de l’autre côté. Si la lune ne possède aucune latitude, elle nous cache toute la lumière du soleil ; si, au contraire, elle présente une latitude, elle n’occulte la lumière qu’à hauteur de cette latitude.
En effet, les rayons visuels partent de l’œil de l’observateur vers l’objet perçu sous la forme d’un cône dont le sommet se trouve au point de vision et la base sur le disque de l’objet. Lorsque nous dirigeons nos regards vers le disque solaire durant son éclipse, ce cône de rayons atteint d’abord la lune ; si l’on suppose qu’il la traverse pour parvenir jusqu’au soleil, le disque solaire se place (2) alors au centre de ce cône. Si la lune ne présente aucune latitude, la totalité du soleil est éclipsée ; si, en revanche, elle possède une latitude, le disque solaire se déporte du cône dans la proportion même qu’exige cette latitude, de sorte qu’il n’y entre pas complètement : une partie est voilée tandis que le reste demeure lumineux. Cela se produit lorsque la latitude apparente est inférieure à la moitié de la somme des diamètres du soleil et de la lune. Mais si la latitude apparente équivaut exactement à cette moitié, la surface de la lune ne fait qu’effleurer (3) le cône de rayons ; il n’y a alors aucune éclipse, et l’éclipse solaire ne dure pas, car la base