Les traditions relatives à ce chapitre sont bien trop nombreuses pour être toutes consignées ici (1).
Quant à l’affirmation selon laquelle le Paradis et l’Enfer n’auraient pas encore été créés, elle provient des gens de l’innovation, égarés parmi les muʿtazilites et de ceux qui partagent leur opinion (2). Ce sont eux qui prétendent que le jardin duquel Adam fut fait descendre n’était qu’un parc situé à l’est (3) de la terre. Or, ces hadiths et d’autres du même ordre invalident leur thèse.
Ils objectent : « Pour ce qui est de votre argumentation reposant sur les diverses caractéristiques que vous avez mentionnées au sujet du Paradis – absence de propos futiles et de mensonge, de fatigue, de nudité, etc. –, tout cela est exact ; ni nous ni aucun musulman ne le contestons. Toutefois, cela ne concerne que l’état du Paradis lorsque les croyants y entreront le Jour de la Résurrection, comme l’indique le contexte. Cela n’empêche pas qu’il y ait eu, entre Adam et Iblîs, l’épreuve et la mise à l’épreuve que Dieu – exalté soit-Il – a relatées ; puis (4), quand les croyants y pénétreront, la situation redeviendra telle que Dieu – exalté soit-Il – l’a annoncée. Il n’y a donc pas de contradiction entre les deux états. »
Ils poursuivent : « Quant à votre affirmation selon laquelle le Paradis est la demeure du salaire et de la récompense et non celle de l’obligation légale, alors même qu’Allah, gloire à Lui, y a imposé à Adam l’interdiction de l’arbre, la réponse se décline sous deux angles :»