des messagers, l’honneur réservé à ceux qui leur répondent et l’achèvement des bienfaits à leur égard, ainsi que l’humiliation de ceux qui les ont reniés et traités de menteurs, en leur vouant le malheur et la perdition. Tout cela procède de la perfection de la sagesse, de la puissance, de la science et de la justice du Seigneur – exalté soit-Il –, de la plénitude de Sa seigneurie, de Son gouvernement et de Son exclusivité dans la divinité ; cela découle encore du fait que les créatures suivent l’exigence de Sa sagesse, de Sa souveraineté et de Sa royauté parfaite, et du fait qu’Il est digne d’être adoré et obéi. Il Lui revient donc, plus que nul autre, d’honorer Ses bien-aimés et alliés par une faveur à la mesure de Sa grandeur, de Sa richesse et de Sa générosité, et d’avilir Ses ennemis – ceux qui se détournent de Lui, Le nient et Lui associent d’autres divinités, mettant sur le même plan avec Lui les astres, les idoles et les statues dans le culte – par l’humiliation qui sied à Sa majesté, à Sa grandeur et à la rigueur de Sa puissance.
Il est Allah, le Tout-Puissant, l’Omniscient, Celui qui pardonne le péché, accueille le repentir, châtie sévèrement et dispense Sa grâce abondante ; point de divinité en dehors de Lui : vers Lui est le retour (1). Il est le Détenteur d’une miséricorde infinie, et nul ne peut détourner Sa rigueur du peuple criminel (2). À Lui appartiennent la création et le commandement ; béni soit Allah, Seigneur des mondes (3).
Il – exalté soit-Il – a créé l’univers, céleste et terrestre, à cause de la vérité, pour la vérité et en l’imprégnant de vérité : c’est par la vérité qu’il existe, pour la vérité qu’il subsiste et de vérité qu’il est constitué. Or la vérité, c’est Son unicité — tawḥîd — et le fait de L’adorer exclusivement, sans associé ; telle en est la conséquence (4) et l’exigence. Il a ensuite établi le monde sur Sa justice, qui est la vérité, et l’a enveloppé de vérité (5) ; Allah n’a rien créé si ce n’est conformément à la vérité.